Le programme relatif aux avertisseurs de fumée sauve des vies dans un immeuble à logements de Whitchurch-Stouffville

Le programme relatif aux avertisseurs de fumée sauve des vies dans un immeuble à logements de Whitchurch-Stouffville

L’atténuation des dangers dans les collectivités de l’Ontario demeure l’une des priorités du Bureau du commissaire des incendies et de la gestion des situations d’urgence. L’article ci-dessous, rédigé par Jennifer Cooper, du service d’incendie de Whitchurch-Stouffville, porte sur les agents de prévention des incendies qui, jour après jour, renforcent la sécurité des collectivités grâce à leurs inspections. Cependant, comme le souligne Mme Cooper, l’incidence de leur travail n’est pas toujours facile à évaluer.

Par Jennifer Cooper, agente de prévention des incendies et de sensibilisation du public pour le service d’incendie de Whitchurch-Stouffville

À l’été 2012, l’équipe de prévention des incendies du service d’incendie de Whitchurch-Stouffville a concentré ses efforts sur les entreprises et les immeubles à logements situés dans le secteur du vieux centre-ville de Stouffville dans le cadre de son programme annuel relatif aux avertisseurs de fumée. L’équipe a vérifié que tous les commerces et les logements situés au-dessus de ceux-ci satisfaisaient aux exigences du Code de prévention des incendies de l’Ontario, notamment en ce qui concerne l’éclairage de sécurité, l’accessibilité des sorties, les extincteurs mobiles et les systèmes de détection pour l’alerte rapide (p. ex. : les alertes d’incendie et les avertisseurs de fumée).

Dans le cadre de ses inspections, le personnel de prévention des incendies s’est fait abordé par le propriétaire d’un immeuble à logements aux prises avec un problème troublant : ses locataires mettaient constamment leurs avertisseurs de fumée hors service ou en retiraient les piles, même s’il était indiqué dans le bail de ne pas le faire. Chaque fois que le propriétaire effectuait une vérification et remarquait ces délits, il demandait l’aide des agents de prévention des incendies pour régler le problème.

Cinq avertisseurs de fumée sur six sont mis hors service

Le personnel a poursuivi son inspection du bâtiment et a découvert que cinq des six avertisseurs de fumée présents dans les appartements avaient été mis hors service. Conformément au protocole du service d’incendie, l’équipe de service a aussitôt installé de nouveaux appareils et inséré des piles au besoin. Elle a remis cinq contraventions de 235 $ aux locataires fautifs.

L’un des cinq locataires en question a contesté la contravention : la division de prévention des incendies a donc dû se présenter en cour pour répondre à l’accusation. Le tribunal a tranché en faveur du service d’incendie, mais, comme il s’agissait d’une première infraction, le montant de l’amende a été réduit à 175 $.

L’appel

Ce n’est qu’en octobre 2013 que le service d’incendie de Whitchurch-Stouffville a reçu une demande de service pour le même immeuble : un locataire avait signalé un incendie après avoir entendu l’avertisseur de fumée d’un autre logement. Ce dernier avait évacué son appartement avec les membres de sa famille juste au moment où de la fumée commençait à s’infiltrer sous la porte d’entrée. Il avait composé le 9-1-1 une fois à l’extérieur du bâtiment. Il était le seul locataire présent dans l’immeuble au moment où l’incendie s’est déclaré.

À l’arrivée des équipes d’incendie, une dense fumée noire s’échappait d’un appartement du deuxième étage, dont elle emplissait toutes les pièces. Une fois le feu éteint, les équipes ont découvert la cause de l’incendie : deux casseroles oubliées sur la cuisinière. Le locataire était alors absent de son domicile.

« Si l’avertisseur de fumée n’avait pas alerté le voisin pour qu’il puisse faire évacuer sa famille et composer le 9-1-1, cet incident aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus graves », soutient Jennifer Cooper, agente de prévention des incendies et de sensibilisation du public.

Il est vrai que les programmes de prévention des incendies et de sensibilisation du public demandent beaucoup de temps et d’efforts, et comme nous évitons des incendies, il est plutôt difficile de comptabiliser l’absence de ceux-ci. Nous savons que nos efforts portent leurs fruits, mais nous ne savons jamais précisément le nombre de personnes que nous avons aidées grâce à nos activités ou le nombre d’incendies évités dans les habitations et les entreprises.

Note de la rédaction : La mise à l’essai de l’outil de gestion des risques se poursuit. Le Bureau du commissaire des incendies et de la gestion des situations d’urgence élabore actuellement cet outil en collaboration avec les services d’incendie de l’Ontario.