Visite du BCI au FESTI de la GTAA

Visite du BCI au FESTI de la GTAA

À la fin mai, un groupe d’employés du Bureau du commissaire des incendies (BCI) a été invité à effectuer une visite complète du Fire and Emergency Services Training Institute (FESTI) de l’Autorité aéroportuaire du Grand Toronto (GTAA). Pendant sa visite, le groupe a reçu de l’information sur la grande variété de cours (normes des services d’incendie de l’Ontario et normes de la National Fire Protection Association [NFPA]) offerts par le FESTI aux étudiants de la région, du pays et du monde.

FESTI

À la différence des autres écoles qui offrent une formation en services d’urgence, le FESTI est une division d’un véritable service d’incendie. Cette collaboration permet au FESTI de s’appuyer sur la richesse de l’expérience des pompiers en poste pour offrir une formation actuelle aux étudiants, qui peuvent aussi acquérir une expérience pratique dans un service d’incendie pendant leur formation.

Une photo du panneau à l'entrée du FESTI.

Nous sommes arrivés!

À l’aide de ses programmes de formation personnalisés qui dépassent les normes d’agrément actuelles pour les étudiants et de ses services d’experts-conseils, le FESTI forme des équipes à haut rendement à l’échelle provinciale, nationale et internationale. Il offre un programme préparatoire de formation au métier de pompier de cinq mois et demi aux étudiants ayant terminé leurs études secondaires. Pour les clients étrangers, l’institut prévoit des programmes de cinq jours à dix-huit mois et peut coordonner le logement en famille d’accueil pour ceux qui doivent être hébergés. Des employés venus d’Arabie saoudite pour suivre une formation de cinq semaines au FESTI ont pu profiter de cette formule récemment.

Ceux qui suivent une formation de deux jours ou plus au FESTI peuvent profiter d’ententes avec des hôtels de la région prévoyant le transport entre l’école et l’hôtel. Tous les clients de l’institut peuvent se prévaloir de ces ententes. Des étudiants de Saint-Maarten notamment sont venus à Toronto pour suivre une formation de deux semaines il y a peu de temps.

« En Amérique du Nord, le FESTI compte parmi les meilleurs établissements grâce à la formation et au soutien offerts. Nos instructeurs sont passionnés par leur travail et collaborent étroitement avec le service d’incendie. La formation est notre mandat, et c’est dans un bâtiment ultramoderne que nous l’offrons », affirme Dwayne MacIntosh, chef adjoint des pompiers au FESTI.

Le centre d’apprentissage du FESTI est logé dans un édifice d’avant-garde. Cet édifice d’une superficie de 3 250 mètres carrés (35 000 pieds carrés), dont les caractéristiques écologiques et l’ingénierie uniques ont attiré l’attention de nombreuses organisations dans le monde, a reçu dix prix soulignant son design. À l’édifice de l’institut s’ajoute un terrain d’entraînement de 40 acres doté d’équipement à la fine pointe de la technologie permettant de créer des scénarios d’entraînement réalistes et stimulants qui reproduisent les défis auxquels font face les services d’incendie aujourd’hui.

Les programmes du FESTI répondent aux exigences rigoureuses de la NFPA, du BCI, du Règlement de l’aviation canadien, de l’Institution of Fire Engineers et de l’Organisation de l’aviation civile internationale. Le FESTI travaille actuellement avec le Collège des pompiers de l’Ontario du BCI dans le but de renforcer le partenariat.

« Le FESTI et le BCI peuvent collaborer encore plus étroitement, ce qui permettrait d’améliorer les avantages apportés aux services d’incendie, explique le chef des pompiers Figliola. En vertu d’un protocole d’entente, nous avons commencé notre collaboration à long terme avec le commissaire des incendies Moyle, qui s’est poursuivie avec le commissaire des incendies Burke. Maintenant que ce protocole d’entente a été revu avec le commissaire des incendies Wieclawek, nous sommes partis pour la gloire. Le BCI sera la première organisation au monde à être en mesure d’offrir le triple agrément aux étudiants (Institution of Fire Engineers, Pro Board et International Fire Service Accreditation Congress), ce qui en dit long sur le leadership du BCI. »

 


Brian Ross, du FESTI, qui parle à Trevor Bain, commissaire adjoint des incendies par intérim et à Rick Finnemore, conseiller en protection contre les incendies, au sujet des nombreux avantages de la formation offerte par le FESTI aux étudiants.

Brian Ross, du FESTI, qui parle à Trevor Bain, commissaire adjoint des incendies par intérim et à Rick Finnemore, conseiller en protection contre les incendies, au sujet des nombreux avantages de la formation offerte par le FESTI aux étudiants.

 

 

L’une des salles de conférence du FESTI. Elle est dotée de la dernière technologie multimédia qui permet une présentation optimale du contenu des cours aux étudiants.

L’une des salles de conférence du FESTI. Elle est dotée de la dernière technologie multimédia qui permet une présentation optimale du contenu des cours aux étudiants.

 

 

Les étudiants peuvent aller s’asseoir aux tables pour manger et ranger leur goûter dans les réfrigérateurs. Le traiteur local du FESTI vend et prépare des repas sur place.

Les étudiants peuvent aller s’asseoir aux tables pour manger et ranger leur goûter dans les réfrigérateurs. Le traiteur local du FESTI vend et prépare des repas sur place.

Les simulateurs d’embrasement au FESTI

Les simulateurs d’embrasement au FESTI

Services d’urgence de la GTAA

La GTAA offre des services d’urgence complets qui fonctionnent de la même manière qu’un service d’incendie municipal et exigent un entraînement et une formation théorique similaires. La GTAA se distingue par le fait qu’elle réalise des interventions de secours et de lutte contre l’incendie pour les avions.

« L’aéroport est comme une ville autonome, explique Mike Figliola, chef des pompiers des services d’urgence de la GTAA. Chaque jour, environ 100 000 personnes passent par l’aéroport. Pour celles qui immigrent au Canada, Toronto est habituellement l’un des premiers points d’entrée. Chaque pompier a été spécialement formé pour réagir à tout événement ainsi que soulager quinze problèmes de santé distincts et administrer neuf médicaments différents. »

« Le délai d’intervention est crucial, souligne monsieur MacIntosh. De 65 à 70 % des appels que nous recevons sont de nature médicale. Heureusement, tous les pompiers savent conduire les véhicules d’extinction aéroportuaires et les autopompes, monter dans l’échelle aérienne et offrir des soins spécialisés au besoin. La formation que nous offrons à nos pompiers de la GTAA est extrêmement complète. »

Le capitaine Phil Bott aux services d’urgence de la GTAA et Rick Finnemore, conseiller en protection contre les incendies du BCI, dans un véhicule d’extinction aéroportuaire.

Le capitaine Phil Bott aux services d’urgence de la GTAA et Rick Finnemore, conseiller en protection contre les incendies du BCI, dans un véhicule d’extinction aéroportuaire.

On remplit d’eau un véhicule d’extinction aéroportuaire. Ces véhicules peuvent projeter des jets de 60 mètres, contenir près de 14 000 litres d’eau et se réapprovisionner en quatre minutes. Malgré leur lourdeur apparente, ils sont assez rapides et peuvent dépasser les 100 kilomètres à l’heure en quelques secondes.

On remplit d’eau un véhicule d’extinction aéroportuaire. Ces véhicules peuvent projeter des jets de 60 mètres, contenir près de 14 000 litres d’eau et se réapprovisionner en quatre minutes. Malgré leur lourdeur apparente, ils sont assez rapides et peuvent dépasser les 100 kilomètres à l’heure en quelques secondes.

Le personnel du BCI a été invité à un exercice de simulation où un appel fut reçu d’une tour de contrôle fictive. Le capitaine a inscrit les chiffres pertinents sur le pare-brise de son véhicule pour mieux déterminer comment intervenir.

Le personnel du BCI a été invité à un exercice de simulation. Un appel reçu d’une tour de contrôle fictive informait le capitaine au volant du véhicule d’extinction aéroportuaire que l’avion transportait 70 personnes, contenait près de 227 000 litres de carburant et toucherait le sol dans six minutes. Le capitaine a inscrit les chiffres sur le pare-brise pour mieux déterminer comment intervenir. Dans le coin droit de la photo, on voit les pompiers manœuvrer la tourelle avec un levier de commande et l’orienter à l’aide de la flèche pour diriger le jet d’eau ou de mousse avec précision.

Le feu est éteint de la queue au poste de pilotage.

Le feu est éteint de la queue au poste de pilotage.

Selon MacIntosh, lorsque l’avion d’Air France est sorti de piste en août 2005 et s’est enflammé, la GTAA était sur place en 50 secondes.

« Notre temps d’intervention sur les lieux d’un écrasement est réglementé par Transports Canada », ajoute monsieur MacIntosh au sujet de la norme qui exige au service de réagir à un accident en trois minutes ou moins. « Nous disposons donc de deux casernes de pompiers, l’une au nord et l’autre au sud des terrains de l’aéroport afin d’être en mesure de respecter cette norme. »

Structure de gouvernance

Six comités de gestion constituent la structure de gouvernance des services d’urgence de la GTAA et du FESTI. Chaque comité est présidé et coprésidé par des capitaines. Ils doivent produire des rapports d’immobilisations sur l’équipement et recommander d’éventuelles dépenses.

En 2004-2005, le FESTI a élaboré un plan d’affaires de 10 ans. Son objectif est de s’autofinancer entièrement, ce qui devrait être possible en 2017.

« Je suis devenu chef en 2004, raconte le chef des pompiers Figliola. À l’âge de 45 ans, je suis retourné aux études pour faire ma maîtrise en administration. Ce cheminement m’a aidé à mieux comprendre comment gérer un service d’incendie à la manière d’une entreprise et planifier son développement. »