Ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels :: 7. Urgences liées à des catastrophes naturelles

Bureau du Commissaire des incendies

Bureau du Commissaire des incendies

Guide pour une meilleure gestion des urgences dans les grands bâtiments et les établissements à risque élevé


Urgences liées à des catastrophes naturelles

7.1 Tremblements de terre
7.2 Tempêtes

7.3 Inondations

7.4 Pannes d’électricité majeures

7.5 Effondrement du toît


Les situations d’urgence dues à des événements naturels soudains et puissants peuvent entraîner des dégâts matériels considérables et mettre de nombreuses vies en danger. Ce genre de situations découle généralement de conditions météorologiques extrêmes ou de tremblements de terre, lesquels peuvent à leur tour entraîner des crues-éclairs faisant d’autres dégâts matériels et d’autres victimes.

Dans cette partie, on traite des procédures à élaborer pour faire face aux urgences dues à des catastrophes naturelles. On y présente les étapes que doivent suivre les personnes directement responsables de la planification d’urgence dans le bâtiment ainsi que des renseignements pouvant être utiles aux occupants. Tout plan d’urgence doit préciser les rôles et responsabilités des locataires et être mis à la disposition de ces derniers à titre de référence. Qu’on leur ait officiellement donné des responsabilités ou pas, les occupants jouent un rôle essentiel dans l’exécution efficace du plan d’urgence et dans leur sécurité personnelle. Leur rôle est particulièrement important dans les immeubles où il n’y a pas en permanence du personnel affecté aux urgences.

Nombre de situations, outre les incendies, peuvent exiger l’évacuation, complète ou partielle, d’un immeuble. On aborde certaines de ces situations dans les paragraphes suivants des présentes lignes directrices.

D’autres types de situations peuvent exiger une évacuation, mais ne sont pas abordées pas en détail ici, notamment : un incendie grave dans un immeuble avoisinant, un déversement de produits chimiques dangereux lors du transport, un incendie de forêt, une importante fuite de gaz naturel à l’extérieur de l’immeuble, etc.

D’ordinaire, les autorités locales sont appelées à intervenir dans ces genres de situation d’urgence et/ou à les surveiller. Le cas échéant, les gérants d’immeubles consulteront les autorités pour déterminer un plan d’action approprié. Cependant, dans certaines situations, ils devront seuls la décision d’évacuer, sans consultation préalable.

Quand la situation exige d’évacuer les lieux, il faut en avertir de façon appropriée les occupants de l’immeuble, en tenant compte de gravité et de l’urgence de la situation.

Pour de plus amples renseignements, consulter : Gestion des situations d'urgence Ontario


7.1 Tremblements de terre

En Ontario, l’activité sismique est généralement très inférieure à celle enregistrée le long des régions littorales du Canada, à l’ouest et à l’est. Historiquement, les régions situées le long de la rivière des Outaouais et du Saint-Laurent ont été les plus actives de la province. Depuis 30 ans, on y a enregistré en moyenne quinze tremblements de terre par an, d’une magnitude de 2,5 ou plus. En comparaison, seuls deux ou trois tremblements de terre de cette magnitude se produisent tous les ans dans le sud de l’Ontario. Dans le nord de la province, l’activité sismique est encore inférieure, un ou deux tremblements de terre étant enregistrés en moyenne au cours de la même période.

Néanmoins, des tremblements de terre d’une magnitude supérieure à 5 se sont déjà produits en Ontario. De plus, comme l’Ontario a ressenti les effets de séismes dans les provinces et États voisins, il faut se préparer quelque peu à une telle éventualité.

Le gérant de l’immeuble doit :

  • prévenir les occupants que, pendant un tremblement de terre, les avertisseurs d’incendie et les gicleurs risquent de se déclencher;
  • prévenir les occupants qu’il est très dangereux de quitter un immeuble pendant un tremblement de terre à cause des chutes d’objets. Beaucoup d’accidents mortels surviennent quand les gens sortent du bâtiment en courant et sont tués au bout du compte par les chutes de débris que provoquent l’effondrement des murs et l’explosion des vitres. Pour être plus en sécurité, il vaut donc mieux en général que les occupants ne bougent pas avant la fin du tremblement de terre.
  • faire évacuer les occupants une fois que les secousses sismiques cessent. Les occupants devraient quitter les lieux en empruntant les escaliers et s’éloigner rapidement de l’immeuble pour éviter d’être blessés par les chutes de débris.
  • appeler les services de secours nécessaires et dispenser des premiers soins au besoin. Éviter de bouger les blessés graves, à moins qu’ils ne courent un danger immédiat de subir de nouvelles blessures.
  • éteindre rapidement les petits foyers d’incendie, si c’est possible sans faire courir de risque à quiconque, afin d’empêcher la propagation du feu en attendant l’arrivée des pompiers. Les incendies constituent le danger le plus courant après un tremblement de terre.
  • nettoyer immédiatement les déversements de liquides inflammables.
  • s’attendre à des secousses secondaires;
  • mettre en garde les occupants contre la chute des lignes électriques et d’autres dangers.
  • prendre les dispositions nécessaires pour que des personnes qualifiées effectuent une inspection des dégâts possibles.

Pour de plus amples renseignements, consulter :Séismes Canada


7.2 Tempêtes

Orages, tornades, grêle, tempêtes de neige, blizzards, vents violents et pluies torrentielles peuvent se déclencher rapidement et s’abattre avec force, mettant en danger les biens et la population. La prévention de certains problèmes est impossible : des arbres tombent quand des vents violents soufflent et des fleuves et des rivières débordent lorsque des pluies torrentielles s’abattent. On peut toutefois éviter certains dégâts, ou du moins les réduire, en prenant des mesures de précaution, par exemple en se renseignant sur le genre tempêtes le plus courant dans la région et sur la saison à laquelle ces dernières sont susceptibles de survenir.

Comment peut-on savoir qu’une tempête est imminente?

Environnement Canada surveille les conditions météorologiques 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Si une violente tempête se profile, les services météorologiques lancent des avis, des avertissements et des sommaires sur les ondes des stations de radio et les chaînes de télévision nationales, régionales et locales et par l’intermédiaire de Radio-Météo d’Environnement Canada.

Quand un avertissement météo est en vigueur pour une tornade, cela signifie qu’une ou plusieurs tornades ont été observées ou sont prévues dans une région donnée. Des avertissements sont aussi lancés en cas d’orage violent, de blizzard, de tempête de verglas, de vent violent, de forte chute de neige, de rafales de neige, de pluies torrentielles et de pluies verglaçantes violentes.

Comment peut-on se préparer à une tempête violente?

Les tempêtes, comme les tornades, surviennent souvent trop rapidement pour que les gérants d’immeubles aient la possibilité de donner en temps voulu des instructions aux occupants. Il faut donc leur indiquer les procédures à suivre à l’avance. Par exemple, en cas de tempêtes s’accompagnant de vents violents, les occupants devraient se réfugier à l’intérieur et se tenir à distance des fenêtres.

Il faut s’attendre à des pannes d’électricité prolongées. Il pourra donc être très utile d’avoir des générateurs de secours et du carburant en quantité suffisante pour assurer le maintien des services essentiels de l’immeuble (p.ex., chauffage). Après une violente tempête, il peut s’avérer nécessaire de faire appel à des inspecteurs qualifiés pour découvrir tout dégât impossible à repérer à première vue.

Pour de plus amples renseignements sur la façon d’assurer le maintien des activités, voir l’Annexe B.


7.3 Inondations

Il faut évaluer le risque d’inondation dans l’immeuble. En général, on peut se baser sur les antécédents dans ce domaine. On peut aussi se renseigner à ce sujet auprès du service d’aménagement de la municipalité. Beaucoup de sociétés d’assurance détiennent aussi des données sur les risques d’inondation dans des régions données.

Voici des exemples d’éléments à considérer s’il y a un risque d’inondation :

  • Se procurer des pompes, des générateurs et des sacs de sable pour contrôler temporairement la situation.
  • Prévoir des cuvettes de rétention et des digues si le risque d’inondation est élevé.
  • Évaluer les répercussions possibles sur les réservoirs au niveau du sol et enterrés.
  • Placer dans un endroit sûr les matières dangereuses entreposés au rez-de-chaussée ou à un niveau inférieur.
  • Protéger les sources d’eau potables.
  • Évaluer l’impact de la crue sur le matériel de valeur et l’équipement de production.
  • Tenir compte des dangers électriques dus à la présence d’eau (câblage électrique permanent et provisoire).
  • Évaluer l’impact de l’inondation sur la solidité structurelle du bâtiment.
  • Dresser une liste des membres du personnel et d’entrepreneurs qualifiés auxquels on pourra faire appel pour évaluer et réparer les dommages en cas d’inondation.
  • Prendre les dispositions nécessaires pour faire tester l’eau potable après une inondation, surtout dans les régions où l’eau potable provient de puits.

Pour de plus amples renseignements, consulter :

Société canadienne d’hypothèque et de logement – Inondation, Que faire avant et après
http://www.cmhc-schl.gc.ca/fr/coreenlo/cofaur/Inondations/index.cfm

Federal Emergency Management Agency, National Flood Insurance Program
http://www.fema.gov/nfip/


7.4 Pannes d’électricité majeures

N’importe lequel des incidents décrits précédemment peut entraîner une panne d’électricité majeure ou y contribuer.

Il est très utile de disposer de générateurs de secours et de carburant en quantité suffisante pour assurer le maintien des services essentiels de l’immeuble (p.ex., éclairage, chauffage). Dans les immeubles dotés d’un générateur de secours, celui-ci doit être testé et entretenu, conformément au Code de prévention des incendies de l’Ontario. Il faut prendre à l’avance les dispositions nécessaires pour être sûrs de pouvoir se procurer au besoin du carburant supplémentaire si la panne de courant électrique se prolongeait.

Dans les immeubles qui ne sont pas dotés d’un système d’alimentation électrique de secours, les gérants d’immeubles et les occupants doivent se préparer à l’avance à faire face à ce genre de situation en se munissant de torches électriques et d’une réserve de piles neuves.

Si une panne de courant électrique risque de se produire pendant l’évacuation de l’immeuble, les occupants doivent éviter d’emprunter les ascenseurs pour sortir du bâtiment. Par mesure de sûreté, il faut conseiller aux occupants d’évacuer rapidement l’immeuble par les sorties principales et secondaires qu’ils utiliseraient normalement en cas d’incendie. Dans les grands immeubles, il faudra peut-être organiser l’évacuation par étapes pour s’assurer qu’elle se déroule de façon ordonnée.

Pour de plus amples renseignements, consulter :

Bureau du commissaire des incendies – Essential Fire Safety Information for Emergency Shelters [Information de base sur la sécurité-incendie pour les refuges d’urgence]
http://www.firesafetycouncil.com/english/pubsafet/shelters.htm

Bureau du commissaire des incendies – Safety Tips for Emergency Lighting and Heating During Power Failure [Conseils de sécurité pour l’éclairage de sécurité et le chauffage de secours lors d’une panne d’électricité]
http://www.firesafetycouncil.com/english/pubsafet/emerglight.htm

Bureau du commissaire des incendies – Safety Tips for Standby Generators [Conseils de sécurité pour les générateurs de secours]
http://www.firesafetycouncil.com/english/pubsafet/generators.htm

Office de la sécurité des installations électriques – Standby Generators [Générateurs de secours]
http://www.esainspection.net/


Effondrement du toît

Le toit d’un bâtiment peut s’effondrer sous la force des éléments naturels, vent violent, tornade, neige, eau et accumulation de glace, par exemple.

Les propriétaires et les gérants d’immeubles doivent savoir que ces éléments peuvent entraîner l’effondrement d’un toit. Si les gérants d’immeubles ne disposent pas de données sur la résistance au vent et à la charge de neige de l’immeuble, ils consulteront un ingénieur professionnel et / ou un architecte qui l’aideront à évaluer la solidité de la structure.

D’après les résultats de cette analyse, ils pourront déterminer le niveau tolérable et inacceptable de vent et de neige. Ils pourront élaborer des procédures visant à déterminer les conditions dans lesquelles les charges sont dangereuses et mettre en œuvre des mesures sûres pour réduire la surcharge de neige ou de glace.

Quand des conditions intolérables semblent imminentes, une évacuation peut s’imposer.

Pour de plus amples renseignements, consulter :

Ministère du Travail –Alerte – Accumulation de neige et effondrements de toits
http://www.gov.on.ca/lab/french/hs/alerts/a17.html