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Bureau du Commissaire des incendiesGuide pour une meilleure gestion des urgences dans les grands bâtiments et les établissements à risque élevé |
6.1 Incendie / Explosion
6.2 Alertes à la bombe
6.3 Menaces biologiques et chimiques
6.4 Colis ou dispositif suspect
6.5 Menaces physiques
6.6 Accidents liés aux matières dangereuses
6.7 Accidents radiologiques
6.8 Monoxyde de carbone
6.9 Fuites de gaz naturel
6.10 Pannes d’ascenseur
6.11 Urgences médicales
Les situations d’urgence résultant de l’activité humaine comprennent celles provoquées par un acte criminel délibéré, une erreur humaine ou un accident industriel de grande échelle.
À travers l’histoire, les actes criminels, comme les alertes à la bombe, ont été l’une des formes de menaces les plus communes. Cependant, depuis quelque temps, on s’inquiète aussi de plus en plus des menaces liées aux agents biologiques et chimiques.
Les accidents survenant dans des établissements industriels peuvent poser des risques pour les propriétés et les habitants des quartiers avoisinants. Les installations où sont entreposées d’importantes quantités de produits chimiques sont particulièrement préoccupantes à cet égard.
Dans cette partie, on traite des procédures à élaborer pour faire face aux urgences liées à l’activité humaine. On y présente les étapes que doivent suivre les personnes directement responsables de la planification d’urgence dans le bâtiment ainsi que des renseignements pouvant être utiles aux occupants. Tout plan d’urgence doit préciser les rôles et responsabilités des locataires et être mis à la disposition de ces derniers à titre de référence. Qu’on leur ait officiellement donné des responsabilités ou pas, les occupants jouent un rôle essentiel dans l’exécution efficace du plan d’urgence et dans leur sécurité personnelle. Leur rôle est particulièrement important dans les immeubles où il n’y a pas en permanence du personnel affecté aux urgences.
Nombre de situations, outre les incendies, peuvent exiger l’évacuation, complète ou partielle, d’un immeuble. On aborde certaines de ces situations dans les paragraphes suivants des présentes lignes directrices.
D’autres types de situations peuvent exiger une évacuation, mais ne sont pas abordées pas en détail ici, notamment : un incendie grave dans un immeuble avoisinant, un déversement de produits chimiques dangereux lors du transport, un incendie de forêt, une importante fuite de gaz naturel à l’extérieur de l’immeuble, etc.
D’ordinaire, les autorités locales sont appelées à intervenir dans ces genres de situation d’urgence et/ou à les surveiller. Le cas échéant, les gérants d’immeubles consulteront les autorités pour déterminer un plan d’action approprié. Cependant, dans certaines situations, ils devront prendre seuls la décision d’évacuer, sans consultation préalable.
Quand les circonstances exigent d’évacuer les lieux, il faut en avertir de façon appropriée les occupants de l’immeuble, en tenant compte de gravité et de l’urgence de la situation.
L’incendie est l’un des dangers les plus communs auquel sont exposés les immeubles, les biens et le public. Pour minimiser les risques et l’impact d’un incendie, le paragraphe 2.8 du Code de prévention des incendies de l’Ontario stipule que les propriétaires et les gérants de certains types de bâtiments et d’établissements sont tenus d’élaborer et de mettre en œuvre un plan de sécurité-incendie. Beaucoup d’immeubles auront sans doute déjà un plan de sécurité-incendie approuvé par le responsable du service d’incendie local.
Les immeubles sont conçus et construits de façon à contenir un feu et à y résister pendant suffisamment de temps pour permettre aux occupants d’évacuer et au personnel d’intervention d’atteindre le foyer de l’incendie et de le maîtriser. Ils sont également conçus pour supporter les charges calorifiques auxquelles on prévoit qu’ils seront soumis pendant leur durée de la vie. Il arrive qu’une bombe, un attentat terroriste ou un incendie criminel dépasse les prévisions et soumette l’immeuble à une charge d’incendie pour laquelle il n’a pas été conçu. Ainsi, un immeuble conçu pour conserver sa stabilité structurelle pendant trois heures s’effondrera peut-être beaucoup plus rapidement dans ces conditions extrêmes
En cas d’incendie ou d’explosion, les moyens d’évacuation et les sorties de secours, les systèmes d’alarme-incendie, les systèmes de communication vocale, les systèmes d’extinction et d’autres systèmes et fonctions contribuant à la protection des personnes jouent un rôle clé pour améliorer la sécurité des occupants. Il faut s’assurer que ces dispositifs de protection de la vie humaine sont maintenus en bon état de fonctionnement et utilisables à tout moment.
Un plan de sécurité-incendie approuvé englobe en général :
Même lorsque le Code de prévention des incendies de l’Ontario n’exige pas que le bâtiment ou l’établissement ait un plan de sécurité-incendie, il faut élaborer et instaurer des procédures d’urgence en cas d’incendie que les occupants et le personnel essentiel de l’immeuble devront suivre.
Pour de plus amples renseignements, consulter :
Bureau du commissaire des incendies, Fire Safety Planning for Industrial Occupancies [Planification de sécurité-incendie dans les établissements industriels]
http://www.ofm.gov.on.ca/french/Publications/Guidelines/2000-02.asp
Bureau du commissaire des incendies, Guidelines for Stairwell Signs in Multi-Storey Buildings [Directives pour la signalisation des escaliers dans les immeubles à plusieurs étages]
http://www.ofm.gov.on.ca/english/publications/guidelines/1998-00.asp
Bureau du commissaire des incendies, Fire Safety Planning for Recycling Facilities and Waste Processing Operations [Plans de sécurité-incendie dans les installations de recyclage et de traitement des déchets]
http://www.ofm.gov.on.ca/english/publications/guidelines/1998-06.asp
Bureau du commissaire des incendies, Information pour les locataires – Incendie dans votre immeuble d’appartements
http://www.firesafetycouncil.com/english/pubsafet/fiyab.htm
Bureau du commissaire des incendies, Information pour les locataires– Un incendie dans votre immeuble résidentiel – Partir ou rester?
http://www.ofm.gov.on.ca/french/Publications/Communiques/1996/96-035.asp
Bureau du commissaire des incendies, Information pour les locataires – Préparez-vous à l’avance – La sécurité-incendie dans les immeubles d’appartements
http://www.firesafetycouncil.com/english/pubsafet/plan.htm
En général, les alertes à la bombe sont faites au téléphone. Parmi ces dernières, seule une minorité présente une menace réelle. D’ordinaire, les terroristes qui se donnent la peine de fabriquer et de placer un dispositif de ce genre ne lancent pas d’avertissement.
Les terroristes placent les dispositifs de préférence dans des endroits facilement accessibles (p. ex., extérieur des immeubles, vestibules, à proximité des sorties) pour réduire au minimum le risque de se faire prendre. En faisant évacuer un bâtiment sans avoir inspecter au préalable ces aires communes, on peut faire courir un danger encore plus grand aux occupants. On connaît des cas où les terroristes ont attiré des gens vers un dispositif par le truchement de menaces téléphoniques.
Grâce à une bonne tenue des locaux, il est plus facile de détecter les colis suspects. Lorsque de bonnes mesures de sécurité sont en place, il est plus difficile de poser une bombe. Le verrouillage des armoires de rangement, des salles, des bureaux, etc. freine l’accès non autorisé et réduit le nombre des endroits à inspecter.
Les propriétaires et les gérants d’immeubles doivent tenir compte des aspects suivants lorsqu’ils mettent en place les méthodes à appliquer en cas d’alerte de ce genre :
Qui devrait décider si une évacuation s’impose?
Si une mise en garde suffisante a été lancée, le propriétaire/gérant de l’immeuble ou tout autre cadre supérieur désigné décidera si une évacuation s’impose. Il est important que les occupants acceptent que la personne responsable de cette décision grave et son remplaçant détiennent le pouvoir de la prendre. Ils peuvent prendre leurs décisions sur les conseils de la police, des pompiers ou d’autres personnes bien informées. La sécurité publique devrait toujours être le facteur décisif.
Faut-il procéder à une évacuation chaque fois qu’il y a une alerte à la bombe?
Bien que très peu d’alertes à la bombe soient réelles, on ne peut passer sous silence le fait que des bombes aient été repérées après des alertes. Si les occupants d’un immeuble apprennent qu’une alerte à la bombe a été reçue et qu’on en a fait fi, leur moral pourrait en être ébranlé et des effets nuisibles en résulter à long terme. De plus, si l’auteur de l’alerte à la bombe estime qu’il n’a pas été pris au sérieux, il est possible qu’il ne s’en tienne pas là et mette à exécution sa menace.
Procéder immédiatement à une évacuation à chaque alerte à la bombe est la solution qui, à priori, paraît la meilleure. Il faut néanmoins tenir compte des aspects négatifs inhérents à cette approche. Première conséquence d’une évacuation immédiate : la perturbation qu’elle cause. Ainsi, si l’auteur de l’alerte à la bombe est au courant qu’en vertu de la politique de l’immeuble, une évacuation est organisée à chaque alerte, il se peut qu’il appelle sans cesse et perturbe ainsi les activités de l’entreprise. Un employé, sachant que la politique est d’évacuer immédiatement, pourrait lancer une alerte pour pouvoir partir du travail. Un étudiant pourrait avoir recours à une alerte à la bombe pour manquer un cours ou un examen. Un terroriste souhaitant faire des victimes posera une bombe près d’une sortie servant normalement aux évacuations, puis appellera pour lancer l’alerte.
Quelles procédures d’évacuation faut-il mettre en œuvre?
Que doivent faire les occupants d’un immeuble s’ils reçoivent une alerte à la bombe au téléphone?
Les occupants doivent suivre les procédures énoncées à l’Annexe A en cas d’alerte à la bombe.
Quelles méthodes peut-on mettre en place pour procéder à la détection d’explosifs?
Inspecter les lieux dès réception d’une menace et évacuer l’immeuble seulement après la découverte d’un colis ou d’un dispositif suspect est peut-être la démarche la plus souhaitable. Cette approche n’est pas aussi perturbatrice qu’une évacuation immédiate et répond à la règle qui exige de faire quelque chose en cas d’alerte. Si un dispositif est découvert, on peut procéder sans retard à l’évacuation, tout en évitant les zones qui pourraient être dangereuses.
Si on décide de fouiller les locaux, la fouille doit être aussi prompte et minutieuse que possible. La façon dont la fouille est menée est très importante. Elle doit toujours être systématique; si les recherches sont mal organisées, certaines zones ne seront peut-être pas inspectées. Il faut mettre sur pied des méthodes de recherche efficaces et les présenter à tout le personnel concerné.
Remarque : Même s’il est décidé de procéder à une évacuation immédiate, il faut inspecter le parcours d’évacuation avant de commencer celle-ci.
Qui devrait effectuer les recherches?
Les autorités responsables s’entendent pour dire que les occupants habituels d’un immeuble sont les mieux placés pour effectuer les recherches avec le plus d’efficacité et de rapidité, car ce sont les seuls qui sauront si une boîte, un porte-documents, etc., appartient à cet endroit.
Cependant, en vertu des lois sur la santé et la sécurité de l’Ontario, on ne peut pas obliger des employés à participer à une quelconque activité qui pourrait mettre en danger leur santé ou leur sécurité. Par conséquent, tout employé qui participe à la détection d’explosifs doit le faire volontairement et une formation dans ce domaine doit lui être offerte.
Si les installations sont dotées d’un système de sonorisation, on peut s’en servir pour alerter les occupants et les équipes désignées à la fouille des aires communes (p.ex., voies de sortie, vestibules).
Où les occupants doivent-ils chercher?
Chaque occupant doit rapidement fouiller son secteur de travail immédiat.
Les personnes désignées fouillent le parcours d’évacuation et les secteurs de rassemblement, les entrées et sorties, les aires publiques et d’autres parties de l’immeuble auxquelles des intrus peuvent avoir facilement accès. On sait d’expérience que les bombes sont souvent posées à l’extérieur ou dans les aires de l’immeuble qui sont accessibles au public. Il faut donc inspecter ces aires avec un soin spécial.
Soulignons que les recherches seront plus efficaces si les aires de travail sont en ordre et si tout l’entreposage possible est fait dans des pièces ou dans des classeurs fermés à clé.
Comment les occupants doivent-ils procéder à une fouille?
Il est essentiel de détenir un plan qui permette une fouille rapide et efficace des locaux.
Une fouille vise à détecter tout objet qui :
Un explosif peut être placé dans toute une variété de contenants. Il sera probablement camouflé. Le contenant sera vraisemblablement un article courant, une chaussure, une boîte de cigares, un sac d’épicerie, un sac de sport, un sac de voyage, une valise, un porte-documents, par exemple. Il faut rechercher quelque chose qui semble insolite ou hors de propos. On entend par objet suspect tout ce qui n’appartient pas à l’endroit, ou dont la nature et la présence ne peut faire l’objet d’aucune explication logique.
Faute de planification, de vérification et de communication, seule une fouille superficielle peut être effectuée. Il faut mettre en place un centre de contrôle d’où les autorités désignées de l’établissement peuvent communiquer avec les personnes qui procèdent à la fouille, seules ou en équipe. Les secteurs fouillés et déclarés sûrs sont ensuite consignés et les responsables du centre de contrôle sont tenus au courant des progrès, des problèmes et de l’endroit où se trouvent les chercheurs.
On peut établir des priorités générales en ce qui concerne les fouilles, celles-ci étant en général appliquées dans un ordre donné :
Les aires mentionnées ci-dessus sont les plus accessibles au « terroriste » et se trouvent sur le parcours d’évacuation ou à proximité. La fouille initiale de ces zones rehaussera la sécurité pendant les déplacements du personnel. Une fois la fouille systématique des aires publiques effectuée, la fouille peut s’étendre aux secteurs restants, auxquels le public n’a généralement pas accès.
MISE EN GARDE : Il faut éviter d’effectuer une fouille dans la demi-heure qui précède et la demi-heure qui suit l’heure de détonation indiquée lors de l’appel d’alerte à la bombe.
Si un dispositif suspect est découvert :
NE PAS LE TOUCHER.
NE PAS SUPPOSER QU’IL N’Y EN PAS D’AUTRES.
PRÉVENIR IMMÉDIATEMENT LE CENTRE DE CONTRÔLE POUR QU’IL DÉCLENCHE LA PROCÉDURE APPROPRIÉE.
Il est primordial d’avoir un système de communication bilatérale rapide. Normalement, les coordonnateurs, les équipes chargées de la fouille et le centre de contrôle restent en contact grâce au réseau téléphonique existant, ou au réseau de communication interne de l’immeuble.
MISE EN GARDE : Il peut être dangereux de se servir de radios ou de téléphones cellulaires, car leur signal pourrait provoquer la détonation prématurée d’un initiateur électrique (p.ex., détonateur) ou le déclenchement prématuré d’un dispositif.
Pour de plus amples renseignements, consulter :
GRC-Centre canadien de données sur les bombes
http://www.rcmp-grc.gc.ca/techops/cbdc/index_f.htm
U.S. Department of the Treasury - Bureau of Alcohol, Tobacco and Fire Arms – Bomb Threats and Physical Security Planning
http://www.atf.gov/explarson/information/bombthreat/index_old.htm
Guide de Planification des Interventions en cas de Decouverte d’un Colis Suspect, Sécurité publique et Protection civile Canada, Mars 2003
http://www.psepc-sppcc.gc.ca/publications/national_security/Suspicious_package_f.asp
Résistance à l’effet de souffle d’une explosion – les précautions
Pour assurer la sécurité des personnes en cas d’explosion, la conception et la construction des bâtiments à haut risque font l’objet d’une attention renouvelée. Pour réduire l’impact d’une explosion, on peut entre autres améliorer la conception des structures et ajouter une zone tampon autour des bâtiments.
Pour de plus amples renseignements, consulter :
“Designing Terrorist-Resistant Buildings”, Fire Engineering, Tod Rittenhouse, novembre 1995
http://www.wai.com/AppliedScience/Blast/blast-fireeng.html
Blast Resistant Design Of Commercial Buildings ,Practice Periodical on Structural Design and Construction, Vol. 1, No. 1., Mohammed Ettouney, Robert Smilowitz et Tod Rittenhouse, février 1996.
http://www.wai.com/AppliedScience/Blast/blast-struct-design.html
Protecting Buildings From Bomb Damage, Transfer Of Blast-Effects Mitigation Technologies From Military To Civilian Applications, National Academy Press, National Research Council et. al. 1995.
http://books.nap.edu/books/0309053757/html/R1.html
Protection Of Federal Office Buildings Against Terrorism, National Academy Press, Committee on the Protection of Federal Facilities Against Terrorism et. al., 1998.
http://www.nap.edu/books/0309076463/html/
Bombs, Protecting People And Property, United Kingdom’s Home Office, 1994.
http://www.mipt.org/pdf/bombs_protectpeopleproperty.pdf
Business As Usual, Maximizing Business Resilience To Terrorist Bombings, United Kingdom’s Home Office, 1999.
http://www.mipt.org/pdf/ukhomeoffice_businessasusual.pdf
Les propriétaires et les gérants d’immeubles doivent bien expliquer aux occupants que l’élimination, l’analyse et la décontamination incombent à des professionnels des interventions d’urgence en cas de déversement de matières dangereuses, car ces derniers ont les compétences et le matériel nécessaires pour faire face à ce genre de situation. Certains services d’incendie sont en mesure d’exécuter les étapes initiales de confinement et de décontamination sur le lieu de l’urgence. Néanmoins, il revient aux propriétaires et aux gérants d’immeubles de prendre les dispositions nécessaires pour que des sociétés privées se spécialisant dans la manutention des matières dangereuses viennent nettoyer et décontaminer à fond le site.
On trouvera dans cette partie quelques données générales à communiquer aux occupants. Il faut avertir ces derniers de ne prendre aucune mesure, hormis celles de base qui s’imposent pour limiter immédiatement la propagation de ces agents.
Qu’est-ce qui caractérise un agent chimique?
Qu’est-ce qui caractérise un agent biologique?
Quels sont les indices significatifs d’une attaque biologique/chimique?
Quelles sont les mesures à prendre quand l’émission a lieu dans un immeuble?
Se couvrir les bras et les pieds s’ils sont nus et s’assurer que toute coupure ou abrasion est protégée ou bandée.
En cas d’éclaboussement, laver immédiatement à l’eau tiede savonneuse.
Se doucher le plus vite possible et se laver au savon.
S’il n’y a pas d’eau, utiliser du talc ou de la farine pour décontaminer les agents liquides. En saupoudrer généreusement les endroits affectés de la peau, attendre 30 secondes et essuyer avec un chiffon. (Remarque : comme la poudre absorbe l’agent, il faut s’en débarrasser complètement. Traiter la poudre comme si elle était contaminée. Utiliser des gants en caoutchouc s’il y en a, pour effectuer ces soins).
Signaler l’incident à la police (composer le 911) et au personnel de surveillance.
Aviser le personnel de sécurité de l’immeuble.
Consulter un médecin au plus vite.
Quelles mesures prendre lorsqu’on prend « refuge sur place » et qu’à l’extérieur des polluants atmosphériques mettent l’immeuble en danger?
La direction de l’immeuble doit établir des procédures et offrir la formation nécessaire pour que les cadres et le personnel d’entretien exécutent rapidement les tâches suivantes :
Pour de plus amples renseignements, consulter :
Santé Canada – Substances infectieuses :
http://www.hc-sc.gc.ca/pphb-dgspsp/msds-ftss/index_f.html
Santé Canada – Anthrax (maladie du charbon)
http://www.hc-sc.gc.ca/francais/media/communiques/2001/charbon_info.htm
U.S. Department of Health and Human Services, Agency for Toxic Substances and Disease Registry (ATSDR)
http://www.atsdr.cdc.gov/atsdrhome.html
Oxford University: The Physical and Theoretical Chemistry Laboratory - Chemical and Other Safety Information:
http://physchem.ox.ac.uk/MSDS/
MSDS Resource Library
http://www.reade.com/MSDS_Links.html
Hazardous Materials Management - General information on hazardous materials
http://www.hazmatmag.com/
Guide de Planification des Interventions en cas de Decouverte d’un Colis Suspect, Sécurité publique et Protection civile Canada, Mars 2003
http://www.psepc-sppcc.gc.ca/publications/national_security/Suspicious_package_f.asp
Lawrence Berkeley National Lab - Advice for Safeguarding Buildings Against Chemical or Biological Attack.
http://securebuildings.lbl.gov/
National Institute of Occupational Safety and Health-Guidance for Protecting Building Enviroments from Airborne Chemical, Biological, or Radiological Attacks
http://www.cdc.gov/niosh/bldvent/2002-139.html#foreward
National Institute of Occupational Safety and Health- Guidance for Filtration and Air-Cleaning Systems to Protect Building Environments from Airborne Chemical, Biological, or Radiological Attacks
http://www.cdc.gov/niosh/docs/2003-136/2003-136.html
Les propriétaires d’immeubles passeront en revue les méthodes de manutention du courrier. Si le risque de recevoir du courrier contaminé est élevé, ils peuvent envisager de l’ouvrir ailleurs que dans l’édifice ou dans des locaux plus faciles à décontaminer. L’utilisation de gants et de respirateurs ou de boîtes de protection à gants protégera les préposés à l’ouverture du courrier.
Il faut offrir une formation au personnel qui travaille dans la salle du courrier et aux autres employés qui reçoivent et manient les livraisons des services de messagerie entre autres pour leur apprendre à déceler et à manipuler les lettres ou colis suspects. On adaptera la formation à l’usage du bâtiment et à son degré de risque (p.ex., le risque est plus élevé dans un immeuble commercial abritant des consulats que dans un immeuble résidentiel).
Il faut communiquer les renseignements suivants aux occupants pour les aider à détecter les enveloppes et colis suspects et à prendre les mesures nécessaires, le cas échéant.
Quelles sont les caractéristiques d’un colis suspect?
Parmi les caractéristiques d’une lettre ou d’un colis suspect, citons les suivantes :
Que doivent faire les occupants s’ils trouvent un paquet ou un dispositif suspect?
Lancer au besoin la procédure d’évacuation.
Pour de plus amples renseignements, consulter :
U.S. Department of the Treasury - Bureau of Alcohol, Tobacco and Fire Arms – Detect Suspicious Packages
http://www.atf.treas.gov/explarson/information/detectsusp.htm
U.S. Department of the Treasury - Bureau of Alcohol, Tobacco and Fire Arms – SuspectLetter and Package Indicators
http://www.atf.treas.gov/explarson/information/indic.htm
Mesures d’urgence Ontario
http://www.mpss.ontario.ca/french/pub_security/emo/emo_fr.html
Postes Canada – Avertissement au sujet du courrier suspect
http://www.postescanada.ca/business/corporate/about/announcements/hazard-f.asp
United States Postal Service - What constitutes a suspicious letter or parcel? What Should I do if I Receive an Anthrax Threat by Mail?
http://www.usps.com/news/2001/press/pr01_1010tips.htm
Guide de Planification des Interventions en cas de Decouverte d’un Colis Suspect, Sécurité publique et Protection civile Canada, Mars 2003
http://www.psepc-sppcc.gc.ca/publications/national_security/Suspicious_package_f.asp
Les criminels et terroristes posent des menaces physiques en se servant d’armes à feu, de couteaux, de véhicules et d’autres technologies rudimentaires ou en allumant des incendies. Mesures de sécurité et barrières matérielles constituent des moyens de prévenir ces menaces et incidents ou d’en minimiser les conséquences.
Il existe de nombreux exemples de graves menaces physiques qui ont fait des blessés et des morts, le massacre à l’École Polytechnique de Montréal en 1989 et celui à l’école Colombine en 1999 entre autres.
Des procédures bien planifiées et préétablies de verrouillage des locaux peuvent convenir dans certains édifices, notamment les écoles, pour protéger les élèves et le personnel. Les procédures et méthodes de verrouillage ne doivent jamais entraver la prompte évacuation des occupants si la situation l’imposait.
Il faut offrir une formation sur la résolution des conflits et la violence en milieu de travail au personnel de la sécurité, aux réceptionnistes, au personnel préposé aux plaintes ou à d’autres employés qui peuvent avoir à traiter avec des gens violents ou susceptibles de l’être. Plusieurs collèges communautaires offrent ce type de formation.
On entend par « incendie criminel » l’allumage volontaire d’un feu en vue d’endommager des biens. Les incendiaires utilisent divers moyens pour augmenter l’ampleur et la propagation du feu. Pour moins risquer de se faire prendre, les incendiaires préfèrent utiliser des accélérateurs courants, comme l’essence, qu’ils trouvent à proximité de leur cible. Les incendiaires utilisent aussi souvent du papier et du carton. Par conséquent, une bonne tenue des locaux et un système de sécurité solide constituent des moyens efficaces pour réduire ces risques d’incendie.
Pour de plus amples renseignements, consulter :
Centre de santé et sécurité des travailleurs et travailleuses, Ontario, Formation sur la violence en milieu de travail
http://www.whsc.on.ca/home.html
U.S. Department of Labor, Occupational Safety and Health Administration, general information on workplace violence.
http://www.osha-slc.gov/SLTC/workplaceviolence/
Training Materials for Workplace Violence, U.S. Department of Labor, Occupational Safety and Health Administration, Training guidelines in PowerPoint and Adobe Acrobat.
http://www.osha-slc.gov/SLTC/workplaceviolence/wpvmemo.html
Un accident lié à des matières dangereuses peut survenir n’importe où. Les immeubles situés à proximité d’usines de produits chimiques courent un risque particulièrement élevé. Cependant, comme tous les jours des matières dangereuses sont acheminées par transport routier, ferroviaire ou maritime, il n’est pas un endroit qui soit totalement à l’abri d’un tel accident.
Les gérants d’immeubles doivent conserver un inventaire à jour des matières dangereuses utilisées sur le site et les fiches signalétiques correspondantes, conformément aux exigences du Système d’information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT). Les produits et le matériel pour confiner et nettoyer un déversement doivent être immédiatement disponibles. Le personnel doit recevoir une formation sur les procédures de nettoyage en cas de déversement. Il faut aussi avoir à portée de main les numéros de téléphone d’urgence de sociétés se spécialisant dans l’élimination des matières dangereuses.
Si c’est possible, on déterminera s’il y a des matières dangereuses dans les propriétés avoisinantes. Une évaluation des risques que pose cette exposition sera aussi effectuée.
Que faut-il faire si un accident lié à des matières dangereuses se produit à proximité de l’immeuble?
Quelles sont les mesures à prendre pour prendre « refuge sur place »?
Aide aux victimes d’un accident
Pour de plus amples renseignements, consulter :
Oxford University: The Physical and Theoretical Chemistry Laboratory - Chemical and Other Safety Information:
http://physchem.ox.ac.uk/MSDS/
MSDS Resource Library
http://www.reade.com/MSDS_Links.html
Hazardous Materials Management - General information on hazardous materials
http://www.hazmatmag.com/
Lors d’un accident radiologique, des matières radioactives susceptibles de présenter un danger sont libérées dans l’environnement, en général sous forme d’un nuage de particules ou d’un panache de vapeur. Ce genre de dégagement pourrait être nuisible à la santé et à la sécurité de toute personne se trouvant sur son passage. En Ontario, Mesures d’urgence Ontario a compétence provinciale pour ordonner une intervention dans une situation d’urgence nucléaire.
Où des accidents radiologiques peuvent-ils se produire?
Un accident radiologique peut se produire partout où des matières radioactives sont utilisées, fabriquées, stockées ou transportées. Les centrales nucléaires, les hôpitaux, les universités, les laboratoires de recherches, les industries, les routes principales, les lignes de chemin de fer et les terminaux d’expédition ne sont pas à l’abri d’un accident radiologique.
Comment, en cas d’accident, peut-on minimiser l’exposition des occupants aux rayonnements?
Distance
Plus la distance séparant les occupants de la source des rayonnements est grande, moins ils en absorberont. Lors d’un accident radiologique, les autorités peuvent ordonner l’évacuation afin d’augmenter la distance entre les occupants et les rayonnements.
Protection
Comme pour la distance, plus il y a de matériel lourd et dense entre les occupants et la source des rayonnements, mieux cela vaut. C’est pourquoi les autorités pourraient conseiller de prendre « refuge sur place » en cas d’accident radiologique. Dans certains cas, les murs du bâtiment peuvent constituer un écran suffisant pour protéger les occupants.
Temps
En limitant le temps passé près de la source de rayonnements, on réduit la quantité reçue. Certaines sources radioactives peuvent être dispersées par le vent ou perdre de leur force en se désintégrant rapidement.
Après un accident radiologique, les autorités responsables surveilleront toute irradiation et détermineront quand la menace s’est dissipée.
Qu’est-ce que les gérants d’immeubles doivent faire en cas de situation d’urgence due à une irradiation?
Écouter la station de radio ou regarder la chaîne de télévision locale pour entendre les informations et les consignes des autorités provinciales ou locales. Il se peut que les renseignements soient transmis par d’autres moyens électroniques (p.ex., Internet).
Si la direction reçoit le conseil d’évacuer l’immeuble, elle doit :
Si les occupants doivent rester dans l’immeuble, la direction doit leur conseiller de :
Pour de plus amples renseignements, consulter :
Santé Canada – Plan d’intervention fédéral en cas d’urgence nucléaire
http://www.hc-sc.gc.ca/hecs-sesc/dpiun/index.htm
Le monoxyde de carbone (CO) est un sous-produit de la combustion incomplète de carburants, dont le bois, le mazout domestique, le kérosène, le pétrole, l’essence, le carburant diesel et le gaz naturel. Tous les appareils de chauffage et les appareils ménagers au mazout sont des sources possibles de monoxyde de carbone. Par conséquent, le mieux pour se protéger contre une exposition à ce gaz inodore, incolore, insipide et très toxique est de bien entretenir ces appareils. Pour une meilleure protection, on peut aussi installer des détecteurs de CO à proximité des appareils. Certaines municipalités ont un arrêté qui exige l’installation de ces détecteurs dans les immeubles.
Les émissions de monoxyde de carbone peuvent résulter de diverses causes :
utilisation d’appareils qui consomment ou laissent échapper de l’air.
La direction doit connaître les indices significatifs de la présence de CO :
Quels sont les symptômes de l’exposition au CO?
L’exposition au CO peut causer des symptômes similaires à ceux de la grippe, mais sans fièvre, dont :
Si les occupants éprouvent ces symptômes dans l’immeuble, mais se sentent mieux quand ils vont au grand air ou s’éloignent de l’immeuble, le CO ou d’autres polluants peuvent en être la cause.
Quelles procédures doit-on suivre si on soupçonne une exposition au CO ?
Fournir des soins médicaux aux personnes qui en ont besoin.
Pour de plus amples renseignements, consulter :
Commission des normes techniques et de la sécurité, exposition au monoxyde de carbone :
http://www.tssa.org/about_tssa/carbon_monoxide.asp
Le gaz naturel est un gaz incolore, inodore, non toxique et fortement inflammable. Pour des raisons de sécurité, on y ajoute souvent un agent odorisant dont l’odeur ressemble à celle d’un œuf pourri pour faciliter la détection du gaz. Comme il est plus léger que l’air, le gaz naturel risque de se propager rapidement dans l’immeuble.
En cas de fuite de gaz naturel, il faut :
Le gérant de l’immeuble devrait conserver une liste ou des dessins indiquant l’emplacement de tous les robinets d’arrêt des conduites de gaz, et non pas seulement celui du robinet principal d’arrivée de gaz.
Il faut veiller à ce que les ascenseurs soient correctement entretenus. Les cabines d’ascenseurs doivent porter le numéro de la cabine/cage pour être facilement identifiables. Chaque ascenseur devrait être doté d’un moyen de communication (p.ex., téléphone).
Si des personnes sont piégées dans un ascenseur :
Pour de plus amples renseignements, consulter :
Commission des normes techniques et de la sécurité, Direction des appareils de levage
http://www.tssa.org/elevators/default.asp
Tous les immeubles sont à la merci d’une urgence médicale. Cependant, dans certains établissements, les urgences médicales sont plus courantes. Citons à ce propos les foyers de personnes âgées ou de personnes handicapées, les grands rassemblements publics, et les activités industrielles. Le plan d’urgence doit traiter à la fois des actes médicaux et des premiers soins, c’est-à-dire :
En Ontario, la Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents du travail (CSPAAT) stipule que les lieux de travail doivent être dotés de postes de premiers soins. On trouvera les exigences à ce sujet dans le règlement 1101, RRO de1990. Toujours en vertu de ce règlement, les lieux de travail doivent suivre un programme de formation en premiers soins.
Dans les immeubles comptant beaucoup d’occupants, il pourra être utile de prévoir une formation en réanimation cardio-respiratoire, des défibrillateurs externes automatiques et de l’oxygène thérapeutique en plus des premiers soins exigés.
Pour de plus amples renseignements, consulter :
Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents du travail (Ontario) – Exigences en matière de premiers soins (Règlement 1101)
http://www.wsib.on.ca/wsib/wsibsite.nsf/LookupFiles/DownloadableFile-FrenchFirstAid_f/$File/FirstAidFr.pdf