BCC Enquête - Unkerskov-Chinnery

Bureau du coroner en chef

Verdict du jury du coroner

Bureau du coroner en chef

Loi sur les coroners - Province de l'Ontario


Nom de famile : Unkerskov-Chinnery
Prénoms(s) : Andreas
à l'âge : 19 ans

Tenue à : Hamilton
du : 7 mars
au : 14 mars 2016
par : Dr William Lucas, Coroner for Ontario
avons fait enquête dans l'affaire et avons conclu ce qui suit :

Nom du défunt: Andreas Unkerskov-Chinnery
Date et heure du décès : 2 février 2011 à 23 h 23
Lieu du décès : Hôpital général de Hamilton, Hamilton, Ontario
Cause du décès : Blessure par pénétration de balle dans l’abdomen
Circonstances du décès : Homicide

(Original signé par : Président du jury et les jurés)


Ce verdict a été reçu le 14 mars 2016
Nom du coroner : Dr William Lucas
(Original signé par: coroner)


Nous, membres du jury, formulons les recommandations suivantes :


Enquête sur le décès de :

Andreas Unkerskov-Chinnery


Recommandations du jury

À l'intention de la ministre de la Santé (Canada), de la ministre de la Justice (Canada) et du ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario

  1. L'utilisation de produits du cannabis peut avoir des effets nocifs sur la santé mentale des personnes vulnérables, notamment les adolescents et les jeunes adultes. Si le statut juridique des produits du cannabis change de telle sorte que ces produits deviennent plus largement disponibles, les gouvernements devraient prendre en considération des données éprouvées – médicales ou autres – afin de fixer un âge minimal approprié pour la possession ou l’utilisation de ces produits.
  2. L’utilisation de produits du cannabis peut avoir des effets nocifs sur la santé mentale des personnes vulnérables, notamment les adolescents et les jeunes adultes. Si le statut juridique des produits du cannabis change de telle sorte que ces produits deviennent plus largement disponibles, les gouvernements devraient envisager de réglementer la puissance de ces produits. Si différentes puissances sont autorisées et si les données disponibles – médicales ou autres – le justifient, les gouvernements devraient envisager d’exiger que des avertissements sur les emballages reflètent le fait que les risques associés au produit peuvent augmenter avec la puissance.
  3. L’utilisation de cannabis peut avoir des effets nocifs sur la santé mentale des personnes vulnérables, notamment les adolescents et les jeunes adultes. Si le statut juridique des produits du cannabis change de telle sorte que ces produits deviennent plus largement disponibles, les gouvernements devraient envisager d’exiger que des renseignements figurent sur les emballages pour mettre en garde les consommateurs contre les risques psychologiques ou physiques possibles associés à l’utilisation de ces produits, de façon similaire à ce qui est exigé pour les emballages des produits du tabac.
  4. L’utilisation de produits du cannabis peut avoir des effets nocifs sur la santé mentale des personnes vulnérables, notamment les adolescents et les jeunes adultes. Si le statut juridique des produits du cannabis change de telle sorte que ces produits deviennent plus largement disponibles, les gouvernements devraient lancer des campagnes de sensibilisation pour informer le public (en ciblant plus particulièrement les adolescents et les jeunes adultes) des risques possibles associés à la consommation de ces produits.

À l’intention du ministère de la Santé et des Soins de longue durée et des médecins hygiénistes locaux

  1. Envisager l’élaboration ou l’élargissement de campagnes de sensibilisation pour apprendre au public, notamment aux jeunes, à reconnaître les premiers signes et symptômes de maladie mentale. Envisager de faire participer des jeunes à l’élaboration de cette campagne afin de s’adresser directement à ce public. Cette campagne devrait inclure des renseignements sur les ressources disponibles localement pour l’offre de services de soutien et d’intervention aux personnes qui en ont besoin.

À l’intention du ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse

  1. Envisager d’incorporer un outil de dépistage psychologique dans le cadre des plans d’évaluation et de gestion des cas pour les adolescents aux prises avec le système de justice pour les jeunes de l’Ontario.
  2. Les superviseurs directs des agents de probation qui fournissent des services au sens de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents et en vertu de la Loi sur les services à l’enfance et à la famille devraient s’assurer que ces travailleurs examinent le plan de gestion du cas, si l’adolescent ne respecte pas les conditions, ne fait de progrès et/ou n’atteint pas les objectifs du plan de gestion de cas, afin de déterminer si les objectifs du plan sont adaptés aux besoins de l’adolescent et quelles autres options pourraient être envisagées.
  3. Étudier la possibilité d’offrir aux agents de probation une formation sur les techniques d’entrevue qu’ils pourraient utiliser dans leur évaluation et leurs interactions avec les adolescents afin de mieux comprendre ce qui est important pour eux et ce qui les motive à changer leur comportement. Idéalement, ces techniques devraient être utilisées pour toutes les personnes qui ont subi des traumatismes durant leur enfance ou leur adolescence (p. ex., divorce, nombreux déménagements, changements fréquents d’école) et sont de ce fait plus vulnérables aux situations de crise.
  4. Envisager une vérification annuelle des évaluations des risques et besoins et des plans de gestion des cas dans les dossiers des agents de probation pour s’assurer de leur conformité aux politiques appropriées.
  5. Éduquer les agents de probation sur la raison d’être et l’importance de la politique qui exige qu’ils rencontrent les adolescents dans leur propre environnement. Si, pour des questions de sécurité, les agents de probation ne peuvent pas se rendre au domicile d’un adolescent, le ministère devrait suggérer d’autres solutions satisfaisantes, dont la création d’endroits, ailleurs que dans les bureaux des services de probation, où les agents de probation pourront rencontrer les adolescents en toute sécurité.

À l’intention du Service de police de Hamilton

  1. Fournir une formation accrue et continue au personnel des communications pour s’assurer que les répartiteurs transmettent aux policiers des renseignements clairs, concis et efficaces en fonction de l’information fournie par la personne qui a appelé.
  2. Passer en revue (capter) ou étudier les cas d’utilisation de la force dans des interactions avec des personnes en situation de crise afin de déterminer les possibilités de formation future pour les agents chargés des patrouilles et le personnel des communications.
  3. Mettre les agents de probation et les adolescents au courant de l’existence du programme STOP (Strategic Targeted Offenders Program) et des implications pour les adolescents pour lesquels ce programme fournit des services de gestion de cas.
  4. Envisager d’améliorer le programme STOP en recherchant des moyens d’accroître les interactions positives entre les agents de police et les adolescents.
  5. Rechercher des moyens d’informer les jeunes au sujet du programme COAST de soutien et d’intervention en situation de crise, et notamment comment ils peuvent accéder aux services de ce programme.
  6. Étudier la possibilité de l’utilisation de caméras corporelles à grand-angle par les agents de première ligne afin de permettre de vérifier le déroulement de l’incident et de recueillir davantage de renseignements sur l’interaction.
  7. Envisager d’incorporer ce cas comme scénario dans le cadre de la formation des agents du Service de police de Hamilton afin de renforcer leurs compétences en matière de désescalade des situations de crise.
  8. Envisager la possibilité d’incorporer dans la formation des scénarios démontrant les techniques de désarmement d’une personne armée (sans arme à feu).