BCC Enquête - Stringer 2015

Bureau du coroner en chef

Verdict du jury du coroner

Bureau du coroner en chef

Loi sur les coroners - Province de l'Ontario


Nom de famille : Stringer
Prénoms : Rowan
à l'âge : 17

tenue à : Ottawa (Ontario)
du : 19 mai
au : 3 juin 2015
Par : Dre Louise McNaughton-Filion, coroner pour l'Ontario
avons fait enquête dans l'affaire et avons conclu ce qui suit :

Nom du défunt : Rowan Stringer
Date et heurse du décès : 12 mai 2013
Lieu du décès : Unité des soins intensifs, Centre hospitalier pour enfants de l’Est de l’Ontario
Cause du décès : Oedème cérébral malin dû à un syndrome du second impact, causé par un traumatisme cérébral
Circonstances du décès : Accident

(original signé par Président du jury)


Ce verdict a été reçu le 3 juin 2015
Nom du : Dre Louise McNaughton-Filion
(original signé par coroner)


Nous, membres du jury, formulons les recommandations suivantes :


Enquête sur les décès de :

Rowan Stringer


Recommandations du jury

À l’intention du ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport de l’Ontario, du ministère de l’Éducation de l’Ontario, du ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario :

  1. Que le gouvernement de l’Ontario adopte une loi (la loi « Rowan ») afin de régir tous les sports que pratiquent les jeunes, en milieu scolaire ou hors du milieu scolaire. Les directives de la déclaration de consensus, publiée à l’occasion de la Conférence internationale sur les commotions cérébrales dans le sport (Zurich), sera la norme de pratique en matière de gestion des commotions cérébrales. La loi doit reconnaître l’importance des quatre critères suivants pour protéger les enfants et les jeunes :
    • sensibiliser les athlètes, les entraîneurs et les parents aux commotions cérébrales liées aux sports;
    • retirer un enfant ou jeune athlète du jeu si on soupçonne qu’il a subi une commotion cérébrale
    • s’assurer que l’enfant ou le jeune ne retourne pas jouer sans l’autorisation préalable d’un médecin
    • s’assurer qu’il existe des stratégies appropriées de retour à l’école et au jeu

À l’intention de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) (qui comprend le Registre ontarien des traumatismes (ROT) et le Système national d’information sur les soins ambulatoires (SNISA)), du Système canadien hospitalier d'information et de recherche en prévention des traumatismes (SCHIRPT), de l'Agence de la santé publique du Canada, du ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario, et du ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport :

  1. L’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) (qui comprend le Registre ontarien des traumatismes (ROT) et le Système national d’information sur les soins ambulatoires (SNISA)), le Système canadien hospitalier d'information et de recherche en prévention des traumatismes (SCHIRPT), l'Agence de la santé publique du Canada, le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario, et le ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport doivent améliorer le ou les systèmes de signalement des commotions cérébrales actuellement en place afin de classer de façon plus précise et exhaustive les blessures, pour mieux évaluer le nombre d’incidents et les mesures de prévention des blessures liées au sport.

À l’intention du ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport :

  1. Le ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport doit adopter et promouvoir l’adoption des directives de la déclaration de consensus, publiée à l’occasion de la Conférence internationale sur les commotions cérébrales dans le sport (Zurich), comme norme de pratique en matière de gestion des commotions cérébrales. La diffusion de messages d’intérêt public et l’utilisation des divers médias sont à envisager.
  2. Le Ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport doit acquérir et mettre à la disposition des parents, des entraîneurs, des joueurs, des arbitres et des instructeurs l’information et les ressources recueillies auprès de Parachute Canada, l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario (ASEPO), la Collaboration canadienne pour les commotions cérébrales, et les Centres for Disease Control des États-Unis.
  3. Le ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport de l’Ontario doit exiger qu’avant toute activité sportive à haut risque (telle que définie par l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario (ASEPO)) pratiquée par les jeunes, les parents et les athlètes signent une entende de participation confirmant qu’ils ont assisté, avant la saison, à un atelier de sensibilisation et gestion des commotions cérébrales; qu’ils connaissent les symptômes des commotions cérébrales.
  4. Le ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport de l’Ontario doit encourager l’esprit sportif en recommandant l’adoption de codes de conduite pour tous les joueurs, entraîneurs et parents. Voici quelques exemples de codes :
    Code de conduite – Joueurs
    • Je jouerai franc jeu et je respecterai les règles du jeu.
    • Je respecterai mes coéquipiers, mes entraîneurs, les arbitres, et mes adversaires.
    • Je ne mettrai pas en danger ma sécurité et ma santé, ni celles de mes coéquipiers quand nous jouons.
    • Je préviendrai mes entraîneurs si je suis blessé.
    • J’informerai mes entraîneurs si l’un de mes coéquipiers est blessé.
    Code de conduite – Entraîneurs
    • J’enseignerai à mon équipe I’esprit sportif et le respect des règles du jeu.
    • Je respecterai mes athlètes, leurs parents, les arbitres et mes adversaires.
    • Je sensibiliserai mon équipe à l’importance de la sécurité et de la santé dans le jeu.
    • Je ferai de la santé et de la sécurité de mes joueurs ma priorité.
    • J’enseignerai à mes joueurs l’importance de signaler toute blessure qu’eux-mêmes ou leurs coéquipiers ont subie.
    Code de conduite – Parents
    • J’enseignerai à mon enfant l’esprit sportif et le respect des autres joueurs.
    • Je respecterai les entraîneurs, les joueurs, les arbitres, les autres parents de l’équipe de mon enfant, et des équipes concurrentes.
    • J’informerai sans faute les entraîneurs si mon enfant est blessé.
  5. Le ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport de l’Ontario doit élaborer et exiger qu’on mette en place des mécanismes, avant et après les parties/entraînements, pour vérifier auprès des membres de l’équipe qu’il n’y a eu ni blessure ni risque pour le bien-être d’un joueur. Si l’on soupçonne une blessure, il faut encourager les joueurs/parents à consulter un médecin.
  6. Le ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport de l’Ontario doit promouvoir et encourager les communications entre la communauté et les entraîneurs de sport des écoles secondaires pour assurer la pratique sécuritaire des sports et le bien-être des jeunes athlètes. Pour ce faire, on veillera à la cohérence des messages et des pratiques en matière de retour au jeu. Il y a plusieurs possibilités : communication avec les parents, passeport, messages électroniques, ou toute autre méthode qui respecte la vie privée, tout en permettant de faire passer l’information-clé et de la mettre en pratique.
  7. Le ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport de l’Ontario doit recommander l’utilisation d’un classeur standard de l’entraîneur, contenant des formulaires types et la documentation suivante : formulaires d’information avec les coordonnées d’un médecin et d’une personne-ressource en cas d’urgence, des outils de dépistage de certaines blessures liées au sport, un outil de reconnaissance des commotions cérébrales, un formulaire d’information avec les coordonnées de personnes-ressources pour les entraîneurs d’autres sports, des formulaires pour vérifier l’assiduité aux entraînements et aux séances de formation obligatoires à la prévention des blessures, des formulaires de permission et autres documents sur les pratiques exemplaires du sport visé.

À l’intention du ministère de l’Éducation de l’Ontario :

  1. . Le ministère de l’Éducation doit fournir des fonds aux districts scolaires pour faciliter la mise en œuvre intégrale de la note Politique/Programmes n0 158 (Note 158). Ces fonds serviront aussi à couvrir les coûts associés au projet de modification des Lignes directrices sur la sécurité de l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario (ASEPO), en vigueur en septembre 2016, visant la certification des entraîneurs et les exigences en matière de premiers soins.
  2. Le ministère de l’Éducation doit élaborer un programme d’évaluation pour assurer la conformité avec la note Politique/Programmes n0 158 (Note 158) sur les commotions cérébrales, afin de surveiller et de mesurer l’efficacité de toutes les activités sportives offertes en milieu scolaire. Le résultat de ces évaluations sera publié, on envisagera d’offrir des incitatifs pour encourager une mise en œuvre de qualité.
  3. Le ministère de l’Éducation doit élaborer une note Politique/Programmes, semblable à l’actuelle note Politique/Programmes n0 158 (Note 158), sur les commotions cérébrales à l’intention des écoles privées, elle contiendra les mêmes activités de sensibilisation aux commotions cérébrales et directives de gestion que la Note 158.
  4. Le ministère de l’Éducation doit faciliter la mise en œuvre de la note Politique/Programmes n0 158 (Note 158) afin de tenir compte des besoins particuliers des familles dont la langue première n’est ni le français, ni l’anglais, en donnant des ressources aux districts scolaires, p. ex. : outil d’identification des commotions cérébrales publié dans de nombreuses langues.
  5. Le ministère de l’Éducation doit revoir le programme-cadre de l’Ontario pour s’assurer que la sensibilisation aux commotions cérébrales et leur gestion font obligatoirement partie du programme-cadre des écoles primaires et secondaires, sont intégrées à l’enseignement des sciences, de la santé et de l’éducation physique, et autres matières adaptées à l’âge des élèves. On pourra élaborer des modèles de programmes-cadre à partir des modèles et pratiques exemplaires actuels des divers conseils scolaires de la province.

À l’intention du ministère de l’Éducation de l’Ontario et de l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario (ASEPO) :

  1. Le ministère de l’Éducation et l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario (ASEPO) doivent élaborer un module de formation à l’intention des employés des districts scolaires sur les commotions cérébrales et leur prévention, et les stratégies de retour à l’école et au jeu.

À l’intention du ministère de l’Éducation de l’Ontario, de l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario (ASEPO), et du Fonds d'échange d'assurance des conseils scolaires de l'Ontario (OSBIE) :

  1. Le ministère de l’Éducation de l’Ontario, l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario (ASEPO) et le Fonds d’échange d’assurance des conseils scolaires de l’Ontario (OSBIE) doivent élaborer une méthode de repérage des commotions cérébrales chez les élèves et ce, afin que ceux qui ont subi une commotion cérébrale reçoivent un traitement approprié, que leur retour à l’école et au jeu se passe selon les règles, et obtenir des données claires pour évaluer l’efficacité des mesures de prévention des commotions cérébrales et leur gestion. On utilisera les données anonymisées pour informer le public et évaluer l’efficacité des mesures de prévention des commotions cérébrales.

À l’intention des conseils de l’éducation de l’Ontario :

  1. Aux fins de la mise en œuvre de la note Politique/Programmes n0 158 (Note 158), tous les conseils scolaires de l’Ontario doivent adopter les directives de la déclaration de consensus, publiée à l’occasion de la Conférence internationale sur les commotions cérébrales dans le sport (Zurich), comme norme de pratique pour la gestion des commotions cérébrales.
  2. Aux fins de mise en œuvre de la note Politique/Programmes n0 158 (Note 158), tous les conseils scolaires de l’Ontario doivent s’assurer que tous les élèves, parents/tuteurs, enseignants, administrateurs scolaires, entraîneurs, instructeurs et arbitres savent reconnaître les symptômes des commotions cérébrales.
  3. Aux fins de mise en œuvre de la note Politique/Programmes n0 158 (Note 158), tous les conseils scolaires de l’Ontario doivent se procurer, et diffuser, l’information et les ressources nécessaires pour promouvoir la sensibilisation, notamment celles de Parachute Canada, de l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario (ASEPO), de la Collaboration canadienne pour les commotions cérébrales et des Centres for Disease Control des États-Unis.
  4. Aux fins de mise en œuvre de la note Politique/Programmes n0 158 (Note 158), tous les conseils scolaires de l’Ontario doivent s’assurer qu’avant le début de toute activité sportive à haut risque de l’équipe de l’école, les parents et athlètes signent une entente confirmant qu’ils ont participé, avant la saison, à un atelier de sensibilisation et gestion des commotions cérébrales. L’entente de participation devra aussi : donner le nom du sport, confirmer qu’il est considéré à haut risque selon les Lignes directrices sur la sécurité de l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario (ASEPO), donner de l’information sur les Lignes directrices sur la sécurité de l’ASEPO, contenir des détails sur le calendrier des parties et des entraînements, et rappeler à tous les intéressés qu’ils doivent impérativement signaler les blessures, notamment les commotions cérébrales avérées ou soupçonnées.
  5. Aux fins de mise en œuvre de la note Politique/Programmes n0 158 (Note 158), tous les conseils scolaires de l’Ontario doivent encourager l’esprit sportif en exigeant le respect des codes de conduite par tous les joueurs, entraîneurs et parents. Voici quelques exemples de codes :
    Code de conduite – Joueurs
    • Je jouerai franc jeu et je respecterai les règles du jeu.
    • Je respecterai mes coéquipiers, mes entraîneurs, les arbitres, et mes adversaires.
    • Je ne mettrai pas en danger ma sécurité et ma santé, ni celles de mes coéquipiers quand nous jouons.
    • Je préviendrai mes entraîneurs si je suis blessé.
    • J’informerai mes entraîneurs si l’un de mes coéquipiers est blessé.
    Code de conduite – Entraîneurs
    • J’enseignerai à mon équipe I’esprit sportif et le respect des règles du jeu.
    • Je respecterai mes athlètes, leurs parents, les arbitres et mes adversaires.
    • Je sensibiliserai mon équipe à l’importance de la sécurité et de la santé dans le jeu.
    • Je ferai de la santé et de la sécurité de mes joueurs ma priorité.
    • J’enseignerai à mes joueurs l’importance de signaler toute blessure qu’eux-mêmes ou leurs coéquipiers ont subie.
    Code de conduite – Parents
    • J’enseignerai à mon enfant l’esprit sportif et le respect des autres joueurs.
    • Je respecterai les entraîneurs, les joueurs, les arbitres, les autres parents de l’équipe de mon enfant, et des équipes concurrentes.
    • J’informerai sans faute les entraîneurs si mon enfant est blessé.
  6. Aux fins de mise en œuvre de la note Politique/Programmes n0 158 (Note 158), tous les conseils scolaires de l’Ontario doivent élaborer et faire adopter des mécanismes permettant de repérer, avant et après les parties/entraînements, avec les membres de l’équipe, tout risque de blessure ou autre lié au bien-être d’un joueur. Si l’on soupçonne une blessure, on encouragera les joueurs/parents à consulter un médecin et à suivre les mesures de signalement établies.
  7. Aux fins de mise en œuvre de la note Politique/Programmes n0 158 (Note 158), tous les conseils scolaires de l’Ontario doivent promouvoir et encourager les communications entre la communauté et les entraîneurs de Pour ce faire, on veillera à la cohérence des messages et des pratiques en matière de retour au jeu. Il y a plusieurs possibilités : communication avec les parents, passeport, messages électroniques, ou toute autre méthode qui respecte la vie privée, tout en permettant de faire passer l’information-clé et de la mettre en pratique.
  8. Aux fins de mise en œuvre de la note Politique/Programmes n0 158 (Note 158), tous les conseils scolaires de l’Ontario doivent recommander l’utilisation d’un classeur standard de l’entraîneur, contenant des formulaires types et la documentation suivante : formulaires d’information avec les coordonnées d’un médecin et d’une personne-ressource en cas d’urgence, des outils de dépistage de certaines blessures liées au sport, un outil de reconnaissance des commotions cérébrales, un formulaire d’information avec les coordonnées de personnes-ressources pour les entraîneurs d’autres sports, des formulaires pour vérifier l’assiduité aux entraînements et aux séances de formation obligatoires à la prévention des blessures, des formulaires de permission et autres documents sur les pratiques exemplaires du sport visé.
  9. Aux fins de mise en œuvre de la note Politique/Programmes n0 158 (Note 158), tous les conseils scolaires de l’Ontario doivent offrir un programme annuel de sensibilisation des élèves, comme la « Journée du cerveau » (de Parachute Canada), ou un module conçu par l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario (ASEPO), afin que tous les élèves reçoivent chaque année une information uniforme et précise.
  10. Aux fins de mise en œuvre de la note Politique/Programmes n0 158 (Note 158), tous les conseils scolaires de l’Ontario doivent offrir un module d’apprentissage obligatoire sur les commotions cérébrales dans le cadre du programme de santé et d’éducation physique de 9e année.
  11. Aux fins de mise en œuvre de la note Politique/Programmes n0 158 (Note 158), tous les conseils scolaires de l’Ontario doivent s’assurer que Lignes directrices sur la sécurité de l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario (ASEPO) sont mises à jour, tous les enseignants chargés des programmes de sport et d’éducation physique doivent lire et confirmer auprès du directeur et/ou du directeur athlétique de leur école qu’ils ont
  12. Aux fins de mise en œuvre de la note Politique/Programmes n0 158 (Note 158), tous les conseils scolaires de l’Ontario doivent s’assurer que toutes les trousses de premiers soins de leurs écoles contiennent un outil de reconnaissance des commotions cérébrales adapté aux besoins.
  13. Aux fins de mise en œuvre de la note Politique/Programmes n0 158 (Note 158), tous les conseils scolaires de l’Ontario doivent s’assurer que l’information sur les politiques/procédures en matière de commotions cérébrales et la gestion de ces blessures font partie du « Programme d'insertion professionnelle du nouveau personnel enseignant (PIPNPE) ».
  14. Aux fine de mise en œuvre de la note Politique/Programmes n0 158 (Note 158)tous les conseils scolaires de l’Ontario doivent envisager d’offrir un programme de rugby pendant toute l’année scolaire, ceci permettra d’acquérir les compétences nécessaires, et de régler les problèmes notés, à savoir organiser toutes les parties et tous les entraînements prévus dans un délai restreint.

À l’intention de Rugby Canada, de Rugby Ontario, de l’Eastern Ontario Rugby Union, des conseils de l’éducation de l’Ontario, du Fonds d’échange d’assurance des conseils scolaires de l’Ontario (OSBIE), et de l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario (ASEPO) :

  1. Rugby Canada, Rugby Ontario, l’Eastern Ontario Rugby Union, les conseils de l’éducation de l’Ontario, le Fonds d’échange d’assurance des conseils scolaires de l’Ontario (OSBIE), et l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario (ASEPO) doivent établir une norme en matière de qualité des terrains de rugby pour assurer la sécurité des jeunes athlètes.
    • Cette recommandation doit être appliquée comme il convient à d’autres sports à haut risque (p. ex., le soccer/football).
  2. Pour promouvoir la pratique sécuritaire du rugby dans les clubs de sport et les écoles, Rugby Canada, Rugby Ontario, l’Eastern Ontario Rugby Union, les conseils de l’éducation de l’Ontario, le Fonds d’échange d’assurance des conseils scolaires de l’Ontario (OSBIE), et l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario (ASEPO) doivent offrir aux athlètes et à leurs parents, avant la saison, des séances obligatoires sur la sécurité des équipes sportives. Ces séances, pour sports à haut risque, doivent traiter des symptômes des commotions cérébrales, du signalement des éventuelles commotions cérébrales, de l’exclusion des joueurs qui pourraient avoir subi une commotion cérébrale, et de la gestion appropriée des commotions cérébrales, notamment retour à l’école et au jeu. Une anecdote /vidéo personnelle, comme celle portant sur Rowan Stringer, devra faire partie intégrante de la formation à la sécurité. La participation à ces séances sera vérifiée. Les athlètes ne pourront pas jouer s’ils n’ont pas suivi cette formation.
    • Cette recommandation doit être appliquée comme il convient à d’autres sports à haut risque (p. ex., le soccer/football).
  3. Pour promouvoir la pratique sécuritaire du rugby dans les clubs de sport et les écoles, Rugby Canada, Rugby Ontario, l’Eastern Ontario Rugby Union, les conseils de l’éducation de l’Ontario, le Fonds d’échange d’assurance des conseils scolaires de l’Ontario (OSBIE), et l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario(ASEPO) doivent adopter une politique de tolérance zéro pour les coups portés à la tête et les plaquages hauts, quel que soit le niveau de jeu, et imposer des sanctions progressives aux joueurs, notamment l’expulsion pour les récidivistes.
    • Cette recommandation doit être appliquée comme il convient à d’autres sports à haut risque (p. ex., le soccer/football).
  4. Pour promouvoir la pratique sécuritaire du rugby dans les clubs de sport et les écoles, Rugby Canada, Rugby Ontario, l’Eastern Ontario Rugby Union, les conseils de l’éducation de l’Ontario, le Fonds d’échange d’assurance des conseils scolaires de l’Ontario (OSBIE), et l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario(ASEPO) doivent envisager d’imposer le port de maillots de rugby moulants sans col, afin de limiter les risques de plaquages dangereux (p. ex., les plaquages « par torsion » du maillot) pendant les parties ou les entraînements.
  5. Pour promouvoir la pratique sécuritaire du rugby dans les clubs de sport et les écoles, Rugby Canada, Rugby Ontario, l’Eastern Ontario Rugby Union, les conseils de l’éducation de l’Ontario, le Fonds d’échange d’assurance des conseils scolaires de l’Ontario (OSBIE), et l’Association pour la santé et léducation physique de l'Ontario (ASEPO) doivent envisager d'avoir un arbitre adjoint sur le terrain pendant tous les parties de rugby où jouent des jeunes.
  6. Pour promouvoir la pratique sécuritaire du rugby dans les clubs de sport et les écoles, Rugby Canada, Rugby Ontario, l’Eastern Ontario Rugby Union, les conseils de l’éducation de l’Ontario, le Fonds d’échange d’assurance des conseils scolaires de l’Ontario (OSBIE), et l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario(ASEPO) doivent s’assurer qu’il y a un nombre minimum d’entraîneurs (au moins deux) sur le terrain pour chaque équipe de jeunes jouant au rugby.
  7. Pour promouvoir la pratique sécuritaire du rugby dans les clubs de sport et les écoles, Rugby Canada, Rugby Ontario, l’Eastern Ontario Rugby Union, les conseils de l’éducation de l’Ontario, le Fonds d’échange d’assurance des conseils scolaires de l’Ontario (OSBIE), et l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario(ASEPO) doivent choisir l’intervalle de temps le plus sécuritaire entre les parties ou entraînements où il y a contact, afin de limiter les risques de commotions cérébrales ou autres blessures évitables, surtout chez les jeunes athlètes qui jouent dans plusieurs ligues.
  8. Pour promouvoir la pratique sécuritaire du rugby dans les clubs de sport et les écoles, Rugby Canada, Rugby Ontario, l’Eastern Ontario Rugby Union, les conseils de l’éducation de l’Ontario, le Fonds d’échange d’assurance des conseils scolaires de l’Ontario (OSBIE), et l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario(ASEPO) doivent aussi envisager d’avoir un moniteur de sport/thérapeute en poste dans les écoles qui offrent des sports à haut risque, à la fois pendant les entraînements et les parties.

À l’intention des conseils de l’éducation de l’Ontario, du Fonds d’échange d’assurance des conseils scolaires de l’Ontario (OSBIE), et de l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario (ASEPO) :

  1. Pour promouvoir la pratique sécuritaire du rugby dans les écoles, les conseils de l’éducation de l’Ontario, le Fonds d’échange d’assurance des conseils scolaires de l’Ontario (OSBIE), et l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario (ASEPO) doivent s’assurer que l’entraîneur en chef de l’équipe de rugby de chaque école secondaire a, au minimum, le niveau 1 du programme de certification des entraîneurs, conformément aux normes de World Rugby. Tous les entraîneurs de rugby doivent, au minimum, satisfaire aux exigences de leur profession, telles qu’énoncées dans les Lignes directrices sur la sécurité de l’ASEPO.

À l’intention du ministère de l’Éducation de l’Ontario et de l’Agence de la santé publique du Canada :

  1. Le ministère de l’Éducation de l’Ontario et l’Agence de la santé publique du Canada doivent compiler, examiner et publier les réponses aux questions sur les commotions cérébrales figurant dans l’Enquête sur les comportements liés à la santé des enfants d’âge scolaire, administrée par l’Université Queen’s et l’Agence de la santé publique du Canada, afin d’évaluer l’incidence à long terme des initiatives de prévention des commotions cérébrales.

À l’intention du ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario, de l’Ontario Medical Association, de l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario (ASEPO), et des conseils de l’éducation de l’Ontario :

  1. Le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario, l’Ontario Medical Association, l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario (ASEPO), et les conseils de l’éducation de l’Ontario doivent s’assurer que les médecins qui examinent des élèves susceptibles d’avoir subi une commotion cérébrale ne factureront aucun frais de rapport quand ils se prononcent sur le retour à l’école et au jeu.

À l’intention du ministère de l’Éducation de l’Ontario, du Conseil de l'Ordre des enseignantes et des enseignants de l'Ontario, et du ministère de la Formation et des Collèges et Universités :

  1. Le ministère de l’Éducation de l’Ontario, le Conseil de l'Ordre des enseignantes et des enseignants de l'Ontario, et le ministère de la Formation et des Collèges et Universités doivent s’assurer que tous les élèves inscrits à un programme de baccalauréat en éducation ont leur certificat de secourisme et ont, notamment, suivi des séances de sensibilisation, de prévention et de gestion des commotions cérébrales.
  2. Le ministère de l’Éducation de l’Ontario, le Conseil de l'Ordre des enseignantes et des enseignants de l'Ontario, et le ministère de la Formation et des Collèges et Universités doivent s’assurer que tous les élèves inscrits à un programme de baccalauréat en éducation ont suivi un cours obligatoire d’entraîneur de sport afin que tous les nouveaux enseignants aient une formation standard, qu’ils aient ou non l’intention d’enseigner les sports, et afin d’encourager leur participation comme entraîneurs de sport.

À l’intention du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, du Collège des médecins de famille du Canada, de l’Association médicale canadienne, et des ministères provinciaux des Collèges et Universités :

  1. Le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, le Collège des médecins de famille du Canada, l’Association médicales canadienne, et les ministères provinciaux des Collèges et Universités doivent intégrer certains programmes sur les blessures liées au sport, notamment diagnostic et gestion des commotions cérébrales, dans les cours dispensés dans toutes les écoles de médecine afin que le traitement de ces blessures soit plus homogène dans le pays.
  2. Le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, le Collège des médecins de famille du Canada, l’Association médicales canadienne, et les ministères provinciaux des Collèges et Universités doivent s’assurer que les programmes d’agrément des médecins de famille soient mis à jour afin de privilégier la sensibilisation, le diagnostic et la gestion des commotions cérébrales, comme le requièrent les directives de la déclaration de consensus, publiée à l’occasion de la Conférence internationale sur les commotions cérébrales dans le sport (Zurich).

À l’intention de la Croix-Rouge canadienne, de St. John Ambulance et de la Lifesaving Society :

  1. La Croix-Rouge canadienne, St. John Ambulance, et la Lifesaving Society doivent s’assurer que la sensibilisation aux commotions cérébrales et leur gestion font partie de tous les cours de formation au secourisme, à savoir : reconnaissance des symptômes de commotion cérébrale, résultats potentiellement catastrophiques d’une mauvaise prise en charge des commotions cérébrales, et conformité aux directives de la déclaration de consensus publiée à l’occasion de la Conférence internationale sur les commotions cérébrales dans le sport (Zurich).

À l’intention de Parachute Canada et de l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario (ASEPO) :

  1. Parachute Canada et l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario (ASEPO) doivent travailler ensemble à mettre au point des ressources multimédia sur la sensibilisation aux commotions cérébrales, en s’inspirant de ce qui est arrivé à Rowan Stringer, le mieux serait d’obtenir la participation de personnes ayant bien connu Rowan. Ces ressources doivent être offertes dans une grande variété de médias pour encourager les athlètes des écoles secondaires et leurs coéquipiers à signaler toute commotion cérébrale soupçonnée.
  2. Parachute Canada et l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario (ASEPO) doivent travailler ensemble à élaborer un module d’information sur les commotions cérébrales, qui pourra être utilisé comme atelier de sensibilisation préalable, afin de faciliter le partage de l’information avant le début de la saison des sports à haut risque.

À l’intention des ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables des Sports :

  1. Les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables des Sports doivent jouer un rôle de chef de file et sensibiliser les joueurs, les parents et les officiels aux commotions cérébrales et à leur gestion dans les sports pratiqués hors du milieu scolaire. Comme modèle, on pourra élaborer des lignes directrices semblables à celles qui figurent dans la note Politique/Programmes n0 158 (Note 158) du ministère de l’Éducation de l’Ontario, sur les sports en milieu scolaire.