Examen des deces aux sports dhiver 2015

Bureau du coroner en chef de l’Ontario

Publications et Rapports

Examen des décès liés aux sports d’hiver : Examen de tous les décès accidentels en ski, planche à neige et toboggan survenus en Ontario entre le 1er janvier 1991 et le 31 décembre 2012

Décembre 2015


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Ce rapport est dédié aux 45 Ontariennes et Ontariens qui ont perdu la vie dans des accidents de ski, de planche à neige et de toboggan, et dont le décès fait l’objet de cet examen.


Table de matieres

Résumé

Introduction

Contexte

Méthode d’examen

Études de cas

Constatations

6.1 Sexe

6.2 Âge

6.3 Année

6.4 Mois

6.5 Jour

6.6 Heure de l’accident

6.7 Type de sport d’hiver

6.8 Type de ski

6.9 Type de planche à neige

6.10 Type de toboggan

6.11 Niveau de maîtrise

6.12 Formation préalable au sport d’hiver

6.13 Type de sortie

6.14 Supervision de l’activité

6.15 Port du casque

6.16 Port d’un équipement de protection autre que le casque

6.17 Statut de l’équipement

6.18 Exécution de sauts ou de figures

6.19 Conditions de neige

6.20 Visibilité

6.21 Conditions de luminosité

6.22 Obstacles frappés

6.23 Délai avant que l’on constate la blessure

6.24 Premiers soins sur les lieux de l’accident

6.26 Endroit où le décès a été prononcé

6.27 Examens toxicologiques postérieurs aux décès

6.28 Cause des décès

6.29 Port du casque et décès dus à un traumatisme crânien

Prévention du décès par le casque – opinion d’expert de l’équipe spécialisée d’examen

Discussion et conclusion

Recommandations

Bibliographie

Annexe 1 – Recommandations telles qu’adressées aux organisations

Annexe 2 – Participants à l’examen


Aux Ontariennes et aux Ontariens,

Le Bureau du coroner en chef de l’Ontario soumet le présent rapport sur les décès accidentels en ski, planche à neige et toboggan survenus dans la province de l’Ontario entre le 1er janvier 1991 et le 31 décembre 2012.

La devise du Bureau du coroner en chef est : Nous parlons pour les morts afin de protéger les vivants. Les conclusions tirées de notre examen nous permettent de formuler quatre catégories de recommandations visant à améliorer la sécurité des sports d’hiver et à prévenir d’autres décès. Nous espérons que ce rapport et ses recommandations pourront prévenir de pareilles tragédies dans le futur, faisant de l’Ontario une province plus sécuritaire où tous les adeptes des sports récréatifs hivernaux peuvent se livrer aux plaisirs du ski, de la planche à neige et du toboggan.

Nous encourageons tous les Ontariennes et Ontariens à assumer la responsabilité de leur propre sécurité et de celle de toutes les personnes qui pratiquent des sports d’hiver.

Veuillez agréer mes salutations les meilleures.

Roger P. Skinner, B.A., M.D. C.C.M.F. (MU)
Coroner régional principal
Président, Comité d’examen des décès liés aux sports d’hiver
Bureau du coroner en chef


Résumé

Au total, 45 décès en ski, planche à neige et toboggan, survenus entre 1991 et 2012 ont été examinés. Le ski est en cause dans la majorité des décès (34 cas, 76 %), les accidents mortels étant moins fréquents en toboggan (6 cas, 13 %) et en planche à neige (5 cas, 11 %).

Dans 35 cas (78 %), les victimes décédées étaient de sexe masculin. Ce sont les jeunes de 17 ans et moins qui représentent le plus haut pourcentage de victimes (40 %). Les décès se sont produits tout au long de la saison hivernale – de novembre à avril; toutefois, la majorité sont survenus en février (17 cas; 38 %) et mars (16 cas; 36 %). On a constaté qu’il y avait eu en moyenne un peu plus de décès les jours de semaine, le plus grand nombre du mercredi au vendredi (60 %).

Les personnes considérées comme « hautement expérimentées » dans leur sport d’hiver, selon la formation reçue ou les déclarations de la famille, affichaient le taux de mortalité le plus élevé, soit 14 (31 %). La majorité des accidents mortels se sont produits durant des activités sociales avec des amis ou des parents (37 cas; 82 %). Cinq décès (11 %) sont survenus durant une activité scolaire, 2 dans des contextes différents (4 %) et 1 (2 %) durant une compétition.

Dans 24 cas (53 %), le décès est attribuable à une collision avec un ou plusieurs arbres. Des soins médicaux ont été prodigués ou une intervention chirurgicale a été pratiquée dans 30 cas (67 %) et le décès a été le plus souvent prononcé à l’hôpital (37 cas; 82 %). La consommation d’alcool ou de drogues, confirmée par des tests post-mortem, était en cause dans 7 cas (15 %). Les traumatismes crâniens ont été la cause la plus fréquente des décès (22 cas; 50 %), la cause suivante étant des blessures multiples (13 cas; 30 %). Le port d’un casque a été confirmé dans 11 cas (24 %).


Introduction

Le ski, la planche à neige et le toboggan sont des activités hivernales populaires, les stations de ski canadiennes enregistrant chaque année 19 millions de visites de skieurs et de surfeurs des neiges (ou planchistes) de tous les âges[1]. Selon le Conseil canadien du ski, le Canada comptait en 2015 environ cinq millions de skieurs et de planchistes[1]. En Ontario, environ 1,16 million de skieurs et de planchistes ont, selon les résultats préliminaires de Rosall Remmen & Cares Associates, fréquenté les pentes de ski ou de planche à neige de l’Ontario approximativement 3,42 millions de fois durant la saison 2014-2015[2]. Entre 2007 et 2010, les jeunes canadiens de 5 à 19 ans se sont rendus aux services d’urgence d’un hôpital 1 970 fois pour des blessures en ski, 3 194 pour des blessures en planche des neiges et 1 793 fois pour des blessures en traîneau (toboggan), blessures dont la gravité variait[3]. Les traumatismes crâniens représentent de 9 à 19 % de toutes les blessures déclarées par les patrouilles de ski et les services d’urgence; tandis que l’on a recensé une blessure au cou (4 %). Le traumatisme cérébral est la cause de blessure grave et de décès la plus importante chez les skieurs et les planchistes [4, 5], et les enfants de moins de 13 subissent deux fois plus de blessures à la tête, au visage et au cou que les autres groupes d’âge[6].

Dans la province de l’Ontario, le port du casque n’est obligatoire pour les skieurs et les planchistes que dans les parcs à neige des stations de ski [7] ou pour les étudiants qui font une sortie de ski ou de planche avec leur classe selon les Lignes directrices sur la sécurité en éducation physique de l’Ontario (les Lignes directrices) [8]. La province de la Nouvelle-Écosse a adopté le 5 décembre 2011 une loi obligeant tous les skieurs et planchistes, jeunes et adultes, à porter le casque protecteur[7]. La norme de l’Association canadienne de normalisation précisant les exigences liées au casque de ski et de surf des neiges, publiée en 2008 et mise à jour en (Z263.1-14) en 2014, n’est pas encore respectée par les fabricants [7, 9]. Le Conseil canadien du ski, la Canadian Ski Area Associations et les Lignes directrices appuient l’utilisation d’un casque à coque dure satisfaisant portant l’un des seaux CEN 1077, ASTM F-2040 ou Snell RS-98 pour la pratique du ski ou de la planche à neige [8, 10]. Soulignons que l’utilisation conjointe du casque, d’autres pièces d’équipement de protection (les protège-poignets pour les surfeurs p. ex.), d’un équipement bien entretenu et ajusté agencé au respect du Code de conduite alpin crée un environnement plus sécuritaire pour les sports d’hiver [1].


Contexte

À la suite de la mort de 5 jeunes (4 skieurs et un surfeur des neiges) qui participaient chacun de leur côté à une activités sportive supervisée par leur école, le Bureau du coroner en chef a procédé à l’examen de tous les décès accidentels en ski, planche à neige et toboggan survenus entre 1991 et 2012, afin de cerner les possibilités de promotion de la sécurité et de prévention de décès semblables. Aux fins de cet examen, seuls ont été inclus les décès définis comme « accidentels » ou non intentionnels par le coroner responsable de l’enquête. Les décès d’origine naturelle durant la pratique d’un sport d’hiver, comme les crises cardiaques ou les accidents vasculaires cérébraux pendant une séance de ski de fonds, ont été exclus afin de mettre l’accent sur les mesures de sécurité spécifiques au sport. Le principal objectif de cet examen était d’utiliser les données de l’enquête sur les décès en conjonction avec des opinions d’experts pour élaborer des recommandations ayant le potentiel d’accroître la sécurité de la pratique du ski, de la planche à neige et du toboggan pour tous les Ontariens.

Méthode d’examen

4.1 Équipes d’examen

L’équipe d’examen des décès liés aux sports d’hiver était divisée en deux :

Équipe principale

L’équipe principale d’examen a élaboré la charte de projet, passé en revue tous les dossiers, élaboré l’outil d’extraction des données utilisé pour analyser les renseignements des dossiers, élaboré les recommandations et rédigé le rapport final. Les membres de cette équipe étaient :

  • Dr Roger Skinner, coroner régional principal, région de l’Ouest de Toronto
  • Dr Reuven Jhirad, coroner en chef adjoint;
  • Dr Dan Cass, (ancien) coroner en chef adjoint – enquêtes
  • Dr Nav Persaud, coroner enquêteur et chercheur scientifique
  • Dorothy Zwolakowski, (ancienne) cadre de direction – enquêtes
  • Amanda Lowe, (ancienne) analyste de projet et de recherche
  • Victoria Snowdon, analyste de projet et de recherche
Équipe spécialisée

L’équipe spécialisée d’examen a procédé à l’évaluation et à l’examen additionnels des dossiers médicaux des cas de traumatismes crâniens de manière à fournir une opinion d’expert à savoir si le port d’un casque aurait pu ou non prévenir le décès. Les membres de cette équipe étaient :

  • Dr Charles Tator, professeur de neurochirurgie
  • Dr Charis Kepron, pathologiste judiciaire
  • Dr John Rossiter, neuropathologiste

4.2 Charte de projet

Une charte de projet, comprenant la mission, la portée et les principales questions de l’examen a été élaborée pour orienter le processus.

Mission et portée
Examiner tous les décès accidentels en ski, planche à neige et toboggan survenus entre le 1er janvier 1991et le 31 décembre 2012.

Questions
  1. Les décès résultant d’accidents de ski, de planche à neige ou de toboggan sont-ils plus susceptibles de toucher les personnes moins expérimentées?
  2. Les décès résultant d’accidents de ski, de planche à neige ou de toboggan sont-ils plus susceptibles de se produire lorsque les conditions météorologiques sont difficiles?
  3. Les traumatismes crâniens résultant d’accidents de ski, de planche à neige ou de toboggan sont-ils plus susceptibles de survenir en l’absence d’un casque protecteur?

4.3 Identification des cas

L’équipe principale d’examen a recensé tous les décès accidentels en ski, planche à neige et toboggan survenus entre le 1er janvier 1991 et le 31 décembre 2012 (45 en tout).

4.4 Équipe spécialisée d’examen

Chacun des membres de l’équipe a revu indépendamment tous les dossiers de traumatismes crâniens afin de fournir une opinion d’expert à savoir si le port d’un casque aurait pu ou non prévenir le décès. Lorsque disponible; les éléments suivants ont été examinés : déclaration d’enquête du coroner, rapport post-mortem, dossiers médicaux de l’hôpital, rapports des services d’ambulance et rapports de police. Tous les membres de l’équipe spécialisée et de l’équipe principale ont ensuite discuté des opinions et tiré des conclusions sur chaque cas. Les décisions relatives à la prévention de décès étaient fondées sur les meilleures circonstances possibles, telles l’utilisation d’un casque approuvé, correctement ajusté muni d’une mentonnière fonctionnant correctement.

4.5 Groupe d’experts

Après l’analyse des données et l’ébauche de recommandations, les intervenants partageant un intérêt pour la sécurité en ski, planche à neige et toboggan ont été invités à formuler leurs commentaires sur les recommandations provisoires et à discuter de nouvelles recommandations possibles. Les organisations représentées auprès du groupe d’experts étaient :

  • L’Association canadienne des moniteurs de surf des neiges
  • L’Alliance des moniteurs de ski du Canada – Ontario
  • La Patrouille canadienne de ski
  • Le ministère de l’Éducation de l’Ontario
  • Le ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport de l’Ontario
  • L’Ontario Snow Resorts Association
  • Parachute
  • L’Agence de la santé publique du Canada

4.6 Rapport écrit

À la suite du forum de rétroaction, de discussions avec les intervenants durant les séances du groupe d’experts et à l’aide des données extraites des dossiers et analysées par l’équipe principale et l’équipe spécialisée, l’équipe principale a rédigé le rapport final.

Études de cas

Tous les décès dus à un accident survenu durant la pratique d’un sport d’hiver au cours de la période visée par l’examen étaient d’égale importance et ont contribué à la compréhension globale des décès liés aux sports d’hiver et aux recommandations pour une possible prévention. Les dossiers jugés représentatifs du type d’activité sportive hivernale, les circonstances entourant les accidents, le type de décès et les questions soulevées durant l’examen ont été choisis pour les études de cas afin d’illustrer nos propos.

Étude de cas no 1 : Surfeuse des neige

Contexte

Cette surfeuse des neige de 48 ans était très expérimentée. Effectuant un tournant à grande vitesse, elle est entrée en collision avec un groupe d’arbres et l’impact a été fatal. Elle portait un casque.

Cause du décès

Traumatisme contondant dû à un accident de planche à neige.

Problème
  1. La surfeuse des neiges se déplaçait à grande vitesse sur une pente de ski relativement courte. Il s’agissait du troisième décès lié à la vitesse à cet endroit sur une période de cinq ans.

Étude de cas no 2 : Toboganiste

Contexte

Ce garçon de 14 ans glissait avec un ami sur un toboggan de style GT-Racer. Alors qu’ils faisaient une course sur une colline locale avec d’autres jeunes, ils ont perdu le contrôle et ont frappé un arbre. L’ami, assis derrière, n’a pas subi de blessure grave et est allé chercher de l’aide. Le garçon de 14 ans a été déclaré mort à l’hôpital. Ni l’un ni l’autre jeune ne portait de casque au moment de l’accident.

Cause du décès

Blessures aux visages et à la tête dues à un traumatisme contondant associé à un choc violent lors d’un accident de toboggan de type GT racer.

Problèmes
  1. La victime ne portait pas de casque et un traumatisme crânien a causé la mort.
  2. Le GT Racer est conçu pour un seul passager à la fois.
  3. Il n’y avait pas de supervision adulte sur la colline où les jeunes faisaient souvent du toboggan.

Étude de cas no 3: Décès non lié à un traumatisme crânien

Contexte

Ce planchiste de 30 ans est entré en collision avec un poteau de clôture marquant la division de la piste de ski en deux. Après avoir perdu connaissance pendant quelques secondes, il s’est plaint de douleurs abdominales et de difficultés respiratoires. Il a été transféré a l’hôpital où l’on a déterminé que la collision avait causé une rupture de l’aorte thoracique. Son décès a été prononcé durant l’intervention chirurgicale. On ne connaît pas son niveau de maîtrise de la planche à neige.

Cause du décès

Rupture de l’aorte thoracique et hémorragie interne causées par un traumatisme contondant.

Problème
  1. Le placement d’objets fixes (dans ce cas-ci un poteau de clôture) sur les pentes de ski.

Étude de cas no 4 : Skieuse

Contexte

Cette femme de 66 ans était une skieuse de très grande expérience. Elle et sa fille ont skié du pied d’une pente vers un télésiège situé au pied d’une autre pente. C’est à ce moment que la victime est tombée dans une tranchée que creusait une chenillette à neige. La machine a reculé sur la victime.

Cause du décès

Multiples traumatismes graves à la poitrine et au cou par écrasement.

Problème
  1. L’endroit où la chenillette opérait n’était pas clôturé et la pente n’était pas fermée.

Étude de cas no 5 : Décès dû à un traumatisme crânien

Contexte

Ce jeune homme de 19 ans et un ami descendaient en tandem une pente de ski sur un radeau pneumatique après les heures de fermeture. On a observé qu’il avait consommé de l’alcool avant l’activité. Des spectateurs ont remarqué qu’ils glissaient à grande vitesse, ont perdu le contrôle et sont entrés dans le bois à côté de la piste. Sur place, on a remarqué que l’homme décédé par la suite était inconscient et qu’il respirait avec difficulté. Son décès a été prononcé à l’hôpital. Il ne portait pas de casque au moment de l’accident.

Cause du décès

Traumatisme crânien contondant.

Problèmes
  1. Le défunt ne portait pas de casque et la cause du décès est un traumatisme crânien.
  2. Le défunt et son ami utilisait le toboggan gonflable en tandem.
  3. La pente de ski a été utilisée après les heures d’ouverture.
  4. De l’alcool/de la drogue a été consommée pendant la pratique d’un sport d’hiver.

Étude de cas no 6 : Skieur de fond

Contexte

Cet homme de 74 ans, en forme et en santé, faisait du ski de fond seul sur un sentier non entretenu près de chez-lui. Comme il ne revenait pas à la maison, une recherche a été entreprise et il a été trouvé mort. Les marques laissées par ses skis indiquaient qu’il avait probablement descendu une pente modérée, s’était retrouvé dans une ornière profonde, avait brusquement quitté le sentier, puis était tombé et s’était frappé la tête sur un rocher. Il ne portait pas de casque au moment de l’accident.

Cause du décès

Hypothermie et traumatisme crânien dus à une chute.

Problèmes
  1. L’homme ne portait pas de casque et une blessure à la tête a contribué au décès.
  2. L’homme skiait seul sur un sentier non entretenu.

Étude de cas no 7 : Décès consécutif à un traumatisme crânien en ski

Contexte

Ce skieur expérimenté de 57 ans a été retrouvé mort par d’autres skieurs dans un fossé longeant une pente destinée aux skieurs chevronnés. Il skiait seul. L’enquête a révélé qu’il skiait probablement à une très grande vitesse, a perdu le contrôle, est entré dans le fossé boisé et s’est frappé la tête. Il ne portait pas de casque au moment de l’accident.

Cause du décès

Traumatisme crânien

Problème
  1. Le skieur ne portait pas de casque et la cause du décès est un traumatisme crânien.

Constatations

6.1 Sexe

Les hommes représentaient la majorité des victimes de sports d’hiver. Au cours de la période visée, 35 hommes sur un total de 45 personnes (78 %) sont morts alors qu’ils pratiquaient le ski, la planche à neige ou le toboggan.

6.2 Âge

Les jeunes âgés de 11 à 14 ans ainsi que les jeunes adultes de 18 à 30 ans représentaient le plus grand nombre de décès, avec 11 cas dans chaque groupe d’âge (24 % chacun) (graphique 2). Le groupe des 41 à 60 ans affichait le nombre suivant de mortalités le plus élevé, soit 9 (24 %), suivi des 15 à 17 ans avec 7 cas (16 %) et des 60 ans et plus (6 cas; 13 %). Le groupe d’âge correspondant au plus petit nombre de décès était celui des 31 à 40 ans – 1 décès seulement (2 %).

*La plus jeune personne décédée avait 11 ans.

6.3 Année

Les décès étaient répartis assez également sur les 21 ans visés par l’enquête (graphique 3). Aucun décès n’a été enregistré pendant les années 1994, 1995 et 2001. Le nombre de décès se situait habituellement entre 1 et 4 chaque année, et s’est élevé à 6 une année.

6.4 Mois

Les accidents mortels durant la pratique d’un sport d’hiver se sont produits plus souvent durant les mois de février et de mars, à raison de 17 (38 %) et de 16 (36 %) cas respectivement sur un total de 45 (graphique 4). Les incidents mortels se répartissaient de la façon suivante (en ordre descendant) sur les autres mois : décembre (6; 13 %), janvier (3; 7 %), avril (3; 4 %) et novembre (1; 2 %). Nota : Aucun décès lié aux sports d’hiver ne s’est produit entre mai et octobre.

6.5 Jour

La plupart des décès se sont produits la semaine, du mercredi au vendredi, soit 9 (20 %) chacun de ces trois jours (graphique 5). Le mardi affiche le plus faible taux d’accidents mortels : 2 (4%) sur 45. Il y a eu 5 décès les lundis et les samedis et 6 les dimanches.

6.6 Heure de l’accident

Dans la mesure où l’on connaît l’heure à laquelle les accidents de sports sont survenus, c’est l’après-midi et le soir, entre midi et minuit, que la majorité des décès ont eu lieu, c’est-à-dire 16 (35 %) sur 26, comparativement à la nuit et au matin (10 cas, 22 %). Nota : Aucun décès n’est documenté pour la période entre 4 h et 8 h.

6.7 Type de sport d’hiver

La plupart des accidents de sports d’hiver causant la mort se sont produits en ski, 34 accidents (76 %); venaient en second lieu les accidents de toboggan : 6 (13 %), puis ceux de planche à neige : 5 (11 %).

6.8 Type de ski

Des trois types de ski, le ski alpin est celui qui est le plus fréquemment associé à des décès, comptant pour 28 (82 %) des 34 décès en ski.

6.9 Type de planche à neige

Tous les décès en planche à neige examinés sont survenus en descente normale (5 cas sur 5; 100 %)

6.10 Type de toboggan

La moitié des 6 décès survenus en toboggan impliquait un toboggan de type traditionnel. À raison de 1 décès chacun (17 % chacun), les autres types utilisés étaient le tube, le GT-Racer et un autre (radeau gonflable).

6.11 Niveau de maîtrise

De tous les cas examinés, ce sont les personnes considérées comme très expérimentées qui affichent le taux de mortalité le plus élevé, soit 14 (36 %) skieurs et surfeurs des neiges sur 39 (tableau 1). Le nombre de cas était le même chez les débutants (8; 21 %) et les personnes expérimentées (9; 23 %); venaient ensuite les cas pour lesquels le niveau de maîtrise n’était pas connu (8; 18 %) et la catégorie des élites (3; 7%) – qui regrouperait des moniteurs de ski certifiés. Les catégories ont été définies par l’enquête du coroner ou des amis et membres de la famille.

Tableau 1 – Niveau de maîtrise
Tableau 1

Niveau de maîtrise

Nbre de cas

% de cas

Débutant

8

21 %

Expérimenté

9

23 %

Très expérimenté

14

36 %

Elite

3

8 %

Inconnu

5

13 %

Total

39

100 %*

*Nota : En raison de l’arrondissement, la somme des pourcentages n’égale pas 100.

6.12 Formation préalable au sport d’hiver

Dans plus des deux tiers des cas (27 sur 39; 69 %), aucune information concernant la formation préalable des personnes décédées dans leur sport (leçons de ski par exemple) n’était disponible (tableau 2). Une formation a été confirmée pour 10 cas (26%).

Tableau 2 – Formation préalable au sport d’hiver
Tableau 2

Formation préalable au sport d’hiver

Nbre de cas

% de cas

Oui

10

26 %

Non

2

5 %

Inconnue

27

69 %

Total

39

100 %

6.13 Type de sortie

La majorité des décès se sont produits alors que les personnes pratiquaient un sport d’hiver dans le cadre d’une sortie de groupe (37 cas sur 45; 82 %). Il s’agissait le plus fréquemment de sorties scolaires supervisées (5 cas; 11 %). Un incident s’est produit durant une compétition (2 %) et 2 décès (4 %) sont survenus lors d’activités d’un « autre type » – dans un cas, la personne effectuait une patrouille de ski et dans l’autre, la personne évaluait des candidats moniteurs de ski.

6.14 Supervision de l’activité

Dans la majorité des cas, les personnes décédées n’étaient pas supervisées pendant qu’elles pratiquaient leur sport (35 cas sur 45, 78 %) (tableau 3). Six décès se sont produits alors qu’une supervision était exercée (13%) : un moniteur certifié assurait une supervision dans 1 cas (2 %); un membre de la famille dans 2 cas (4%); une « autre » forme de supervision était assurée dans 3 cas : de la part d’un enseignant dans 2 cas alors que l’autre décès s’est produit durant une compétition.

Tableau 3 – Supervision de l’activité
Tableau 3

Supervision de l’activité

Nbre de cas

% de cas

Moniteur certifié

1

2 %

Membre de la famille

2

4 %

Autre personne

3

7 %

Non supervisée

35

78 %

Inconnue

4

9 %

Total

45

100 %

6.15 Port du casque

Le port d’un casque a été confirmé dans 11 des 45 décès (24 %). On ne sait pas si les casques portés étaient conçus pour un seul ou de multiples impacts, ni s’ils étaient homologués.

6.16 Port d’un équipement de protection autre que le casque

On a confirmé que 2 des personnes décédées (4 %) sur 45 portaient des accessoires de protection autre qu’un casque (tableau 4), soit des lunettes de ski et une lampe frontale.

Tableau 4 – Port d’un équipement de protection autre que le casque
Tableau 4

Port d’un équipement de protection autre que le casque

Nbre de cas

% de cas

Oui

2

4 %

Non

14

31 %

Inconnu

29

64 %

Total

45

100 %*

*En raison de l’arrondissement, la somme des pourcentages n’égale pas 100.

6.17 Statut de l’équipement

Les personnes qui possédaient leur propre équipement de sport d’hiver représentaient 14 des 45 cas (31%), venaient ensuite les personnes qui avaient loué leur équipement à la station de ski (6; 13 %) et celles qui l’avaient emprunté (2; 4 %) (tableau 5).

Tableau 5 – Statut de l’équipement
Tableau 5

Statut de l’équipement

Nbre de cas

% de cas

Propre équipement

14

31 %

Loué

6

13 %

Emprunté

2

4 %

Inconnu

23

51 %

Total

45

100 %*

*En raison de l’arrondissement, la somme des pourcentages n’égale pas 100.

6.18 Exécution de sauts ou de figures

Selon l’information contenue dans les dossiers, 4 des 45 décès (9 %) impliquaient l’exécution par les personnes décédées de sauts ou de figures pendant qu’ils pratiquaient des sports d’hiver (tableau 6).

Tableau 6 – Exécution de sauts ou de figures
Tableau 6

Exécution de sauts/figures

Nbre de cas

% de cas

Oui

4

9 %

Non

21

47 %

Inconnue

20

44 %

Total

45

100 %

6.19 Conditions de neige

Dans la majorité des cas (29 sur 45, 64 %), les conditions de neige au moment de l’accident sont inconnues (graphique 13); cependant, lorsque cette information est connue, la condition la plus prévalente était de bonne qualité (11 cas, 24 %).

*Certains cas incluant plus d’une catégorie, la somme des pourcentages n’égale pas 100.

6.20 Visibilité

De la même façon que pour les conditions de neige, le niveau de visibilité au moment de l’accident était inconnu dans la majorité des cas (31 sur 45, 69 %) (tableau 7). En tout, 12 décès (27 %) sont survenus lorsque la visibilité était bonne.

Tableau 7 – Visibilité
Tableau 7

Visibilité

Nbre de cas

% de cas

Bonne

12

27 %

Mauvaise

2

4 %

Inconnue

31

69 %

Total

45

100 %

6.21 Conditions de luminosité

On a constaté que les accidents de sports d’hiver s’étaient produits le plus fréquemment durant les heures de clarté, soit dans 22 cas sur 25 (49 %) (tableau 8).

Tableau 8 – Conditions de luminosité
Tableau 8

Conditions de luminosité

Nbre de cas

% de cas

Clarté

22

49 %

Crépuscule

1

2 %

Obscurité

8

18 %

Inconnues

14

31 %

Total

45

100 %

6.22 Obstacles frappés

La plupart des personnes décédées ont frappé un objet au moment de l’accident. Dans un peu plus de la moitié des décès, 24 cas sur 45, (53 %), il s’agissait d’un arbre. Les chutes étaient l’autre cause de décès la plus importante (15 cas; 33 %). Un buisson est un exemple « d’autre obstacle », tandis que d’être frappé par une motoneige illustre une « autre » catégorie.

*Certains incidents ont impliqué de multiples obstacles, par conséquent le nombre de cas qui figurent sur le graphique est supérieur au nombre réel de cas.

6.23 Délai avant que l’on constate la blessure

Dans la plupart des cas, 39 sur 45 (87%), il n’y a eu aucun délai avant que l’on constate qu’une blessure grave avait été subie (tableau 9).

Tableau 9 – Délai avant que l’on constate la blessure

Temps écoulé avant que l’on constate la blessure

Nbre de cas

% de cas

Oui

3

7 %

Non

39

87 %

Inconnu

3

7 %

Total

45

100 %*

*En raison de l’arrondissement, la somme des pourcentages n’égale pas 100.

6.24 Premiers soins sur les lieux de l’accident

Dans plus de la moitié des cas (27 sur 45; 60 %), des secouristes étaient sur les lieux et ont administré des soins (tableau 24). Il s’agissait, par exemple, de patrouilles de ski et de personnes certifiées qui n’étaient pas en service telles que des pompiers ou des infirmières autorisées qui, se trouvant à proximité du lieu de l’accident, ont offert leurs services.

6.25 Soins médicaux et intervention chirurgicale

Des soins médicaux ont été fournis ou une intervention chirurgicale a été effectuée en milieu hospitalier dans 30 des 45 cas (67 %). Aucune intervention nécessaire à la survie n’a été effectuée si la personne a été prononcée morte sur les lieux de l’accident.

6.26 Endroit où le décès a été prononcé

C’est à l’hôpital que les décès ont le plus souvent été prononcés, soit dans 37 cas sur 45 (82 %). Six (13 %) des décès ont été prononcés sur les lieux de l’accident et 2 sont classés dans « autre » lieu, soit dans un cas en route vers l’hôpital et dans l’autre cas, où le décès est survenu quelques années plus tard, dans un établissement de soins de longue durée.

6.27 Examens toxicologiques postérieurs aux décès

Dans plus de la moitié des cas de décès liés aux sports d’hiver (24 cas sur 45; 53 %), aucun test post-mortem de dépistage d’alcool ou de drogues n’a pas été effectué (tableau 10). La présence d’alcool a été détectée dans 6 cas (13 %) et la présence de drogues dans 1 cas (2 %) où des tests ont été effectués.

Tableau 10 – Examens toxicologiques postérieurs aux décès
Tableau 10

Examens toxicologiques postérieurs aux décès

Nbre de cas

% de cas

Alcool

6

13 %

Drogues

1

2 %

Négatifs

15

33 %

Aucun test

24

53 %

Total

S.O. (plus d’une catégorie par cas)

S.O.*

*Dans certains cas de l’alcool et de la drogue avaient été consommés, la somme des pourcentages n’égale pas 100.

6.28 Cause des décès

La principale cause de décès était le traumatisme crânien, survenu dans 24 des 45 cas (53 %). Les blessures multiples ont été désignées comme la cause de 11 décès (24 %) et les blessures thoraciques, de 7 décès (16 %). La catégorie « autre » (2 cas; 4 %), comprend un décès par noyade et un décès à la suite d’une thromboembolie. La cause de l’un des décès (2 %) est inconnue.

*En raison de l’arrondissement, la somme des pourcentages n’égale pas 100.

6.29 Port du casque et décès dus à un traumatisme crânien

Lorsque l’on considère uniquement les personnes qui sont mortes à la suite d’un traumatisme crânien alors qu’elles pratiquaient un sport d’hiver, on constate que 6 sur 25 (24 %) portaient un casque.

Prévention du décès par le casque – opinion d’expert de l’équipe spécialisée d’examen

L’opinion d’expert formulée par l’équipe spécialisée à la suite de l’examen des 25 cas de traumatisme crânien est que le port d’un casque homologué, spécifique aux sports d’hiver et ajusté convenablement aurait prévenu 9 des décès (36 %), probablement prévenu 6 décès (24 %) et peut-être prévenu 4 décès (16 %).

Discussion et conclusion

La Loi sur les coroners fournit la base législative pour la collecte et l’analyse de données sur un décès dans le but d’empêcher que d’autres décès ne se produisent dans des circonstances similaires [11]. Les constations de cet examen démontrent que les facteurs suivants sont le plus fréquemment associés aux décès liés à la pratique de sports d’hiver : ski alpin, sexe masculin, être âgé de 17 ans ou moins, pratique du sport dans une occasion sociale (avec de la famille et/ou des amis), collisions avec un ou des arbres et traumatismes crâniens. Notre mandat étant d’enquêter sur les décès, les blessures subies durant un sport d’hiver mais n’ayant pas causé la mort n’ont pas été prises en compte. Bien que cet examen n’ait porté que sur un nombre limité de décès, les analyses effectuées ont produit des données utiles qui, avec l’apport de l’équipe spécialisée d’examen et du groupe d’experts, ont contribué à la génération de quatre catégories de recommandations visant la prévention d’autres morts liés aux sports d’hiver. Les résultats de cet examen correspondent à ceux d’autres études sur les blessures et décès liés aux sports d’hiver.

Cet examen a mis l’accent sur tous les décès accidentels survenus en ski, planche à neige ou toboggan, indépendamment du type de blessure, durant la période du 1er janvier 1991 au 31 décembre 2012. Le sport d’hiver prédominant était le ski avec 34 cas (76 %), le ski alpin étant le type le plus fréquent (28 cas; 82 %). La planche à neige est devenue de plus en plus populaire parmi les sports d’hiver au cours de la dernière décennie [12]. Le fait que notre examen portait sur la période ayant débuté en 1991 explique peut-être l’incidence relativement plus élevée des décès en ski par rapport à la planche à neige. Un plus grand nombre d’hommes (35; 78 %) que de femmes (10; 22 %) sont décédés. Warda et Yanchar [3] ont constaté que les hommes semblent plus à risque que les femmes de subir des blessures graves ou mortelles en ski et en planche à neige, conclusion également partagée par cet examen. Les jeunes, de 17 ans et moins (la plus jeune personne visée par l’examen avait 11 ans) représentaient le plus grand nombre de décès (18; 40%), comparativement à tous les autres groupes d’âge. Plus précisément, la catégorie des 11 à 14 ans avait l’un des taux de mortalité les plus élevés, soit 11 cas (24 %). Ces constatations coïncident avec celles de rapports précédents selon lesquelles les jeunes sont le plus à risque de mourir lorsqu’ils pratiquent des sports d’hiver[5]. Des études antérieures ont également constaté que les traumatismes cérébraux étaient désignés comme la principale cause de décès liés au ski alpin chez les jeunes [12, 13].

Sous-catégorie de l’examen, les décès attribuables spécifiquement aux traumatismes crâniens ont été examinés par une équipe spécialisée en plus de l’équipe principale d’examen, afin de fournir une opinion d’expert sur la question du port du casque et de la prévention de décès. L’équipe spécialisée était d’avis que le port d’un casque homologué, conçu spécifiquement pour les sports d’hiver et ajusté correctement aurait prévenu 9 décès (36 %), probablement prévenu 6 décès (24 %) et peut-être prévenu 4 décès (16 %).

Le Conseil canadien du ski, les Canadian Ski Area Associations et l’Association pour la santé et l'éducation physique de l'Ontario appuient le port de casques à coque dure homologués portant l’un des sceaux suivants : CEN 1077, ASTM F-2040 ou Snell RS-98, pour la pratique du ski ou de la planche à neige [8, 10]. Rien n’oblige les casques vendus et portés au Canada à respecter une norme reconnue, comme la CEN 1077, l’ASTM F-2040 ou la Snell RS-98 [12]. En revanche, une norme d’homologation des casques de hockey a été créée par l’Association canadienne de normalisation (ACN) [9] et est appuyée par la Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation. L’utilisation de casques au hockey a été rendu obligatoire pour tous les participants à un sport réglementé en vertu des statuts et règlements de Hockey Canada. L’Association canadienne de normalisation a élaboré des normes relatives aux casques de ski et de planche à neige (Z263.1 publiée en 2008 et Z263.1-14 publiée en 2014) [7, 14]. On recommande qu’une réglementation ainsi que des activités de sensibilisation et des politiques, telles que celles qui sont appliquées au port du casque de hockey, soient envisagées pour le ski et la planche à neige. D’autres recherches devraient être réalisées pour déterminer si des différences entre les normes et exigences s’appliquant au casque de ski et de planche à neige et au casque de toboggan sont nécessaires.

En plus de s’assurer de l’utilisation de casques qui répondent aux normes d’homologation appropriées, il faut s’assurer qu’un casque est bien ajusté. Un casque homologué qui ne fait pas bien ne fournira pas une protection adéquate lors d’un accident en ski, en planche à neige ou en toboggan. En vertu de la recommandation 1.c, tous les casques en vente au Canada devraient être accompagnés d’instructions concernant les ajustements appropriés. Les messages de sécurité communiquant non seulement les avantages du port du casque mais également ceux du port d’un casque homologué, approprié et ajusté correctement peuvent continuer d’accroître l’acceptabilité du port casque dans les sports d’hiver et encourager les acheteurs à se familiariser eux-mêmes avec les spécifications d’un casque (recommandation 3.a).

Le Conseil canadien du ski est un organisme national qui représente l’industrie du ski et de la planche à neige au Canada. Selon son Enquête nationale sur le profil et la satisfaction de la clientèle, le taux de port du casque a augmenté de 32 % durant la saison de ski 2002-2003 pour atteindre 89 %, pour tous les groupes d’âge et à 98,4  chez les moins de 17 ans en 2014-2015 [15]. Certaines administrations, comme la Nouvelle-Écosse, le New Jersey et l’Italie ont adopté des lois obligeant les skieurs et surfeurs des neiges à porter un casque [5, 7]. En Nouvelle-Écosse, tous les participants, quelque soit leur âge, doivent porter un casque [7]. Au New Jersey et en Italie, les participants de moins de 18 ans doivent porter un casque [5]. Certaines stations de ski canadiennes ont volontairement adopté une politique rendant le port du casque obligatoire. On a constaté dans le cadre de notre examen le manque flagrant de données indépendantes sur le port du casque en Ontario et au Canada. À la suite de l’établissement de mesures visant à assurer le port universel du casque, d’autres recherches devraient être menées pour déterminer si les participants le portent réellement et s’il en résulte une diminution du taux de blessures graves et mortelles (recommandation 4).

Selon Russell et coll., les traumatismes crâniens représentent de 9 à 19 % de toutes les blessures déclarées par les patrouilles de ski et les services d’urgence de différents pays [4]. Un examen des ouvrages scientifiques et médicaux a révélé que le port réduit les risques de traumatismes crâniens chez les skieurs et les surfeurs des neiges [14, 16, 17], sans qu’il y ait d’évidence d’un risque accru de blessures au cou ou de lésions à la colonne cervicale, comparativement aux participants ne portant pas le casque [4, 6, 17, 18]. Le port du casque n’est toutefois pas garant à lui seul de la sécurité des sports d’hiver. Toutes les personnes pratiquant des sports d’hiver devraient connaître et respecter le Code de conduite alpin [1]. D’autres éléments de protection, comme des lunettes de ski et des protège-poignets, devraient également être envisagés, et personne ne devrait pratiquer un sport d’hiver sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue. Tous les skieurs et planchistes devraient penser à prendre des cours formels pour apprendre la technique appropriée et augmenter leur sécurité (recommandation 3.f).

L’analyse des données a révélé que la possibilité d’un impact avec des objets en ski, planche à neige ou toboggan était une source sérieuse d’inquiétude puisque de tels impacts ont causé 34 décès (75 %). Les obstacles incluent : des arbres (24 cas; 53 %), des clôtures ou poteaux de clôture (5 cas; 11 %) et d’autres obstacles, tels des buissons (5 cas; 11 %). Pour sensibiliser les personnes qui pratiquent des sports d’hiver aux dangers d’un impact avec un obstacle, l’élaboration conjointe par le gouvernement et l’industrie d’un programme de sensibilisation est recommandée. Le message d’un tel programme serait axé sur les dangers mortels que constitue un impact avec des obstacles (recommandation 3.b). En ce qui a trait aux collines de toboggan, les administrations municipales devraient envisager le développement de zones sécuritaires où les pentes et le bas des pentes sont libres d’obstacles (recommandation 2). L’élaboration d’un message sur la pratique sécuritaire du toboggan (recommandation 3.c) sensibiliserait les adeptes de ce sport aux dangers que pourrait présenter leur pente locale. En outre, l’utilisation de rembourrage autour des arbres et les autres obstacles pourrait faire l’objet d’autres études. Le rembourrage n’éliminerait pas tous les risques de blessure, mais pourrait diminuer la gravité des blessures subies par un participant.

Cet examen a été mis en œuvre en raison de la mort de 5 jeunes qui participaient à des sorties scolaires supervisées. Les décès liés aux sports d’hiver qui ont eu lieu lors de sorties scolaires supervisées représentent 11 % (5) des décès examinés comparativement à 82 % (37) des décès survenus dans le cadre d’activités sociales avec la famille ou des amis. Les problèmes soulevés à la suite de l’examen de ces 5 cas incluent : l’absence d’un casque et la supervision limitée sur les pentes de ski. Il importe de souligner que depuis ces décès, les politiques des écoles s’appliquant aux sorties ont été mises à jour pour promouvoir un environnement scolaire plus sécuritaire pour tous les élèves, quelle que soit l’activité. La section relative au ski alpin, à la planche à neige et au toboggan des Lignes directrices sur la sécurité en éducation physique de l’Ontario de 2009 (module 3) précise les exigences en matière d’équipement, de vêtements, de bottes, d’installations ainsi que les règles et instructions spéciales et les pratiques de supervision qui doivent être respectées durant des excursions de ski et de planche à neige [8]. Ces exigences précisent notamment que : les étudiants étudiants-athlètes doivent porter un casque antichoc à coque rigide homologué CE, ASTM ou Snell; le superviseur de l’activité doit passer en revue le Code de conduite du skieur alpin/planchiste avec les athlètes; la supervision des lieux est requise; les athlètes doivent faire du ski ou de la planche dans endroits désignés comme appropriés par un instructeur qualifié [8]. En plus de la mise en œuvre de ces mesures de sécurité, le Bureau du coroner en chef recommande aux conseils scolaires de veiller à ce que tous les superviseurs (employés ou parents) de sorties aux sports d’hiver connaissent et mettent en application les lignes directrices du Fonds d’échange d’assurance des conseils scolaires de l’Ontario et de l’Association pour la santé et l'éducation physique de l'Ontario (recommandation 3.d). De plus, une vidéo sur la sécurité, comme par exemple « A Little Respect, Think First », un programme de prévention des blessures, devrait être montrée aux étudiants et aux superviseurs avant une sortie scolaire aux sports d’hiver (recommandation 3.e) [19]. Afin de s’assurer que le message vidéo demeure d’actualité et, par conséquent pertinent, on pourrait envisager un partenariat de financement entre l’industrie et le gouvernement.

Une fois cet examen terminé, nous nous sommes concentrés sur trois questions de recherche (Section 4.2 – Charte de projet). Bien que les personnes décédées aient été des débutants dans 22 % des cas (10), les personnes classées comme expérimentées, très expérimentées et élites totalisaient 60 % des cas (27). La plus grande vitesse associée à la connaissance de l’activité peut avoir contribuée au taux de mortalité élevé des participants non-débutants. Le niveau de classement de la maîtrise était toutefois subjectif reposant sur la documentation du coroner enquêteur ou le témoignage de parents et d’amis, et peut ne pas refléter de façon exacte le niveau de compétence. On supposait au départ que les mortalités étaient plus susceptibles de se produire dans des conditions météorologiques défavorables. Dans les cas pour lesquels les conditions météorologiques étaient connus : 24 % (11 cas) jouissaient de conditions de neige de qualité; 27 % (12 cas) d’une bonne visibilité; et 49 % (22 cas) des accidents se sont produits pendant les heures de clarté. Les conditions météorologiques n’étaient pas souvent documentées dans les dossiers, ce qui fait qu’elles étaient classées comme une variable inconnue dans un large pourcentage des cas. Cette constatation a mis en lumière une des façons d’améliorer la collecte de données sur les décès. Enfin, on a examiné l’hypothèse selon laquelle les décès étaient plus probables lorsque le casque n’était pas porté. Sur les 25 cas de traumatisme crânien, 16 (64 %) ne portaient pas le casque; 6 (24 %) portaient le casque; et on ne sait pas s’il était porté dans 3 cas (12 %). Selon l’opinion d’expert de l’équipe spécialisée d’examen, le port du casque peut prévenir la mort et, par conséquent, un décès est plus probable en l’absence du casque.

Cet examen spécial n’a pas pour but de décourager les adeptes des sports d’hiver de faire du ski, de la planche et du toboggan. Le Bureau du coroner en chef encourage tous les Ontariennes et Ontariens à intégrer l’activité physique, en particulier durant les mois d’hiver où l’on est moins actifs, à leur mode de vie. L’activité physique régulière durant l’enfance (de 5 à 17 ans) développe la santé cardiovasculaire, la force et la densité osseuse, et crée des habitudes positives qui peuvent durer toute la vie [19]. Les adultes de 18 à 64 ans qui font régulièrement de l’exercice peuvent profiter de risques réduits de coronaropathie, d’accident vasculaire cérébrale, d’hypertension, de cancer du côlon, de diabète de type 2 et d’ostéoporose [20]. Les aînés (65 ans et plus) qui font régulièrement de l’activité physique conservent force, souplesse, équilibre et coordination, et peuvent être moins à risque de chute [20]. Il est important de se rappeler que bien que les 45 décès faisant l’objet de ce rapport représentent de tragiques pertes humaines, la plupart des Ontariens font du ski, de la planche ou du toboggan sans blessure grave ou mortelle. S’il existe un risque inhérent à toutes les activités sportives, la sécurité des sports d’hiver peut être améliorée en faisant des choix intelligents sur les pentes, en restant en contrôle, en étant conscient de son environnement, en se conformant au Code de conduite alpin [1] et en portant un équipement de protection.

Sur la base de l’information que nous communiquent les 45 décès, notamment de l’examen qui nous intéresse ici, le Bureau du coroner en chef a élaboré les recommandations suivantes (Section 9.0 – Recommandations). Elles s’adressent aux organisations les plus aptes à relever le défi et à effectuer des changements.

Recommandations

Équipement de sécurité

  1. Port du casque

Tous les participants aux sports d’hiver (ski, planche à neige et toboggan) devraient porter un casque de protection. Le gouvernement, les organisations du domaine de la sécurité et l’industrie des sports d’hiver devraient collaborer pour assurer, par le biais d’activités d’éducation, de politiques et de lois, le port universel du casque.

S’adresse aux organismes suivants :

  • Gouvernement fédéral
  • Santé Canada – Sécurité des produits de consommation
  • Gouvernement de l’Ontario
  • Ministère de la Santé et des Soins de longue durée
  • Ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport
  • Ministère de l’Éducation
  • Ontario Snow Resorts Association
  • Parachute
  1. Norme d’homologation des casques

Des normes canadiennes d’homologation devraient être élaborées pour les casques de ski, de planche à neige et de toboggan, et appliquées de manière semblable aux normes pour les casques de hockey.

S’adresse aux organismes suivants :

  • Gouvernement fédéral
  • Santé Canada
  • Gouvernement de l’Ontario
  • Ministère de la Santé et des Soins de longue durée
  • Ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport
  1. Ajustement approprié des casques

Tous les casques disponibles à la vente au Canada devraient être accompagnés d’instructions pour leur ajustement.

S’adresse aux organismes suivants :

  • Gouvernement fédéral
  • Santé Canada
  • Gouvernement de l’Ontario
  • Ministère de la Santé et des Soins de longue durée
  • Ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport

Environnement : zones de toboggan sécuritaires

Les administrations municipales devraient envisager la possibilité de développer des zones sécuritaires pour la pratique du toboggan dans leurs parcs. Pour créer de telles zones, on devrait prévoir au moment de la conception des parcs que les collines serviront peut-être à faire du toboggan. Les collines et la base des collines doivent être libres d’obstructions. Dans les endroits populaires pour le toboggan, il faudrait envisager matelasser les arbres qui peuvent être dangereux.

S’adresse aux organismes suivants :

  • Administrations municipales
  • Toutes les municipalités de l’Ontario
  • Association des municipalités de l’Ontario

Éducation

  1. Promotion de l’utilisation de casques homologués, appropriés et ajustés correctement.

Les organisations suivantes devraient conjointement élaborer des messages de sécurité communiquant non seulement les avantages du port du casque, mais du port d’un casque homologué, approprié (conçu pour le ski, la planche à neige ou le toboggan) et ajusté correctement.

  1. Programme de sensibilisation aux dangers d’un impact avec des obstacles

Le gouvernement et l’industrie devraient élaborer un programme éducatif coordonné sur les menaces pour la vie que constitue un impact avec des obstacles, notamment les arbres, lors de la pratique du ski, de la planche ou du toboggan.

S’adresse aux organismes suivants :

  • Gouvernement fédéral
  • Santé Canada
  • Gouvernement de l’Ontario:
  • Ministère de l’Éducation
  • Ministère de la Santé et des Soins de longue durée
  • Ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport
  • Administrations municipales
  • Toutes les municipalités de l’Ontario
  • Association des municipalités de l’Ontario
  • Industrie et organismes sans but lucratif
  • Association canadienne des moniteurs de ski
  • Alliance des moniteurs de ski du Canada – Ontario
  • Patrouille canadienne de ski
  • Ontario Snow Resorts Association
  • Parachute
  1. Message sur la pratique sécuritaire du toboggan

Les organisations suivantes devraient collaborer pour élaborer des messages de sécurité faisant la promotion de la pratique sécuritaire du toboggan en portant un casque homologué, approprié et ajusté correctement, et en évitant les endroits comportant des obstacles.

S’adresse aux organismes suivants :

  • Gouvernement fédéral
  • Santé Canada
  • Gouvernement de l’Ontario
  • Ministère de l’Éducation
  • Ministère de la Santé et des Soins de longue durée
  • Ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport
  • Administrations municipales
  • Toutes les municipalités de l’Ontario
  • Association des municipalités de l’Ontario
  • Industrie et organismes sans but lucratif
  • Ontario Snow Resorts Association
  • Parachute
  1. Lignes directrices du Fonds d’échange d’assurance des conseils scolaires de Ontario et de l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario

Les conseils scolaires devraient veiller à ce que tous les superviseurs (employés ou parents) de sorties scolaires aux sports d’hiver connaissent et mettent en application les lignes directrices du Fonds d’échange d’assurance des conseils scolaires de l’Ontario et de l’Association pour la santé et l'éducation physique de l'Ontario.

S’adresse à l’organisme suivant :

  • Gouvernement de l’Ontario:
  • Ministère de l’Éducation
  1. Vidéo sur la sécurité

Une vidéo sur la sécurité, comme par exemple « A Little Respect, Think First » devrait être montrée aux étudiants et aux superviseurs avant une sortie de ski, planche à neige ou toboggan. Afin de s’assurer que le message vidéo demeure d’actualité et, par conséquent pertinent, un partenariat entre l’industrie et le gouvernement pourrait être envisagé.

S’adresse aux organismes suivants :

  • Gouvernement fédéral:
  • Santé Canada
  • Agence de la santé publique du Canada
  • Gouvernement de l’Ontario:
  • Ministère de l’Éducation
  • Ministère de la Santé et des Soins de longue durée
  • Ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport
  • Industrie et organismes sans but lucratif
  • Association canadienne des moniteurs de surf des neiges
  • Alliance des moniteurs de ski du Canada – Ontario
  • Patrouille canadienne de ski
  • Ontario Snow Resorts Association
  • Parachute
  1. Formation officielle

Tous les skieurs et planchistes doivent être encouragés à suivre une formation officielle en ski ou planche à neige.

S’adresse aux organismes suivants :

  • Industrie et organismes sans but lucratif
  • Association canadienne des moniteurs de surf des neiges
  • Alliance des moniteurs de ski du Canada – Ontario
  • Ontario Snow Resorts Association

Recherche additionnelle : suivi sur le port du casque

Pour évaluer l’efficacité de la mise en application du port universel du casque par les skieurs alpins, les planchistes et les adeptes du toboggan de tous les âges, des études de suivi devraient être réalisées afin de déterminer si les participants portent réellement le casque et si le port du casque a fait diminuer le taux de blessures graves et mortelles. Le gouvernement et l’industrie devraient élaborer un protocole pour la collecte et le partage des données nécessaires à cette recherche.

S’adresse aux organismes suivants :

  • Gouvernement fédéral
  • Santé Canada
  • Agence de la santé publique du Canada
  • Gouvernement de l’Ontario
  • Ministère de la Santé et des Soins de longue durée
  • Industrie et organismes sans but lucratif
  • Ontario Snow Resorts Association

Bibliographie

[1] Ontario Ski Resorts Association, Code de conduite alpin, 2015. www.skiontario.ca/code
[2] Rosall Remmen & Cares Associates (RRC Associates), 2015. www.rrcassociates.com
[3] Fridman, L., Fraser-Thomas, J.L., McFaull, S.R. et A.K. Macpherson (2013), « Epidemiology of sports-related injuries in children and youth presenting to Canadian emergency departments from 2007-2010 », BioMed Central Sports Science, Medicine and Rehabilitation, vol. 5, no 30.
[4] Russell, K., Christie, J. et B.E. Hagel (2010), « The effect of helmets on the risk of head and neck injuries among skiers and snowboarders: a meta-analysis », Canadian Medical Association Journal, vol. 182, no 4, p. 333-340.
[5] Warda, L.J, et N.L. Yanchar (2012), « Skiing and snowboarding injury prevention. Injury Prevention Committee », Paediatrics and Child Health, vol. 17, no 1, p. 35-41, Canadian Paediatric Society.
[6] Macnab, A.J., Smith, T., Gagnon, F.A. et M. Macnab (2002), « Effect of helmet wear on the incidence of head/face and cervical spine injuries in young skiers and snowboarders », Injury Prevention, vol. 8, p. 324-327.
[7] Sibbald, B. (2012), « Yes to ski helmets, but buyer beware », Canadian Medical Association, éditorial, vol. 184, no 6, p. 627.
[8] Lignes directrices sur la sécurité en éducation physique de l’Ontario, Interscolaire du secondaire, Module 3, 2009.
[9] Association canadienne de normalisation (2014), Z263.1-14 – Norme pour les casques de ski alpin et de planche à neige. http://www.csagroup.org
[10] Ski Canada (2014), How to choose a helmet. www.myhelmet.org
[11] Loi sur les coroners, L.R.O. 1990, chapitre C.37, art. c.15, paragr. 7(1).
[12] Gaudio, R.M., Barbieri, S., Feltracco, P., Spaziani, F., Alberti, M., Delantone, M., Trevisiol, P., Righini, F., Talarico, A., Sanchioni, R., Spagna, A., Pietrantonio, V., Zilio, G., Dalla Valle, R., Vettore, G., Montisci, M., Bortoluzzi, A., Sacco, A., Ramacciato, G., Pasetti, A., Mognato, E., Ferronato, C., Costola, A., Ori, C. et F.M. Avato (2010), « Impact of alcohol consumption on winter sports-related injuries », Medicine, Science and the Law, vol. 50, p. 122-125.
[13] Xiang, H., Stallones, L. et G.A. Smith (2004), « Downhill skiing injury fatalities among children », Injury Prevention, vol. 10, p. 99-102.
[14] Sulheim, S., Holme, I., Ekeland, A. et R. Bahr (2006). « Helmet use and risk of head injuries in alpine skiers and snowboarders », Journal of the American Medical Association, vol. 295, no 8, p. 919-924.
[15] Conseil canadien du ski (2015). www.skicanada.org
[16] Rughani, A.I., Lin, C.T., Ares, W.J., Cushing, D.A., Horgan, M.A., Tranmer, B.I., Jewell, R.P. et J.E. Florman (2011), « Helmet use and reduction in skull fractures in skiers and snowboarders admitted to hospital », Journal of Neurosurgery: Pediatrics, vol. 7, p. 268-271.
[17] Haider, A.H., Saleem, T. et R.D. Barraco (2012), « An evidence based review: efficacy of safety helmets in reduction of head injuries in recreational skiers and snowboarders », Journal of Trauma and Acute Care Surgery, vol. 73, no 5, p. 1340-1347.
[18] Hagel, B.E., Russell, K., Goulet, C., Nettel-Aguirre, A. et I.B. Pless (2010), « Helmet use and risk of neck injury in skiers and snowboarders », American Journal of Epidemiology, vol. 171, p. 1134-1143.
[19] Josse, J.M. et M. Cusimano (2006), « The effect of a skiing/snowboarding safety video on the increase of safety knowledge in Canadian youths – a pilot study », International Journal of Circumpolar Health, vol. 65, no 5, p. 385-388.
[20] Agence de la santé publique du Canada, 2014, Bienfaits de l’activité physique.
http://www.phac-aspc.gc.ca/hp-ps/hl-mvs/pa-ap/02paap-fra.php

Annexe 1 – Recommandations telles qu’adressées aux organisations

Toutes les municipalités de l’Ontario

Recommandations :
  • 2. Zones de toboggan sécuritaires
  • 3.a) Promotion de l’utilisation de casques homologués, appropriés et ajustés correctement
  • 3.b) Programme de sensibilisation aux dangers d’un impact avec des obstacles
  • 3.c) Message sur la pratique sécuritaire du toboggan

Association des municipalités de l’Ontario

Recommandations :
  • 2. Zones de toboggan sécuritaires
  • 3.a) Promotion de l’utilisation de casques homologués, appropriés et ajustés correctement
  • 3.b) Programme de sensibilisation aux dangers d’un impact avec des obstacles
  • 3.c) Message sur la pratique sécuritaire du toboggan

Association canadienne des moniteurs de surf des neiges

Recommandations :
  • 3.a) Promotion de l’utilisation de casques homologués, appropriés et ajustés correctement
  • 3.b) Programme de sensibilisation aux dangers d’un impact avec des obstacles
  • 3.e) Vidéo sur la sécurité
  • 3.f) Formation officielle

Alliance des moniteurs de ski du Canada – Ontario

Recommandations :
  • 3.a) Promotion de l’utilisation de casques homologués, appropriés et ajustés correctement
  • 3.b) Programme de sensibilisation aux dangers d’un impact avec des obstacles
  • 3.e) Vidéo sur la sécurité
  • 3.f) Formation officielle

Patrouille canadienne de ski

Recommandations :
  • 3.a) Promotion de l’utilisation de casques homologués, appropriés et ajustés correctement
  • 3.b) Programme de sensibilisation aux dangers d’un impact avec des obstacles
  • 3.e) Vidéo sur la sécurité

Santé Canada

Recommandations :
  • 1.a) Le gouvernement, les organisations du domaine de la sécurité et l’industrie des sports d’hiver doivent collaborer pour assurer, par le biais d’activités d’éducation, de politiques et de lois, le port universel du casque.
  • 1.b) Des normes d’homologation devraient être élaborées pour les casques de ski, de planche à neige et de toboggan
  • 1.c) Tous les casques disponibles à la vente au Canada devraient être accompagnés d’instructions pour leur ajustement
  • 3.a) Promotion de l’utilisation de casques homologués, appropriés et ajustés correctement
  • 3.b) Programme de sensibilisation aux dangers d’un impact avec des obstacles
  • 3.c) Message sur la pratique sécuritaire du toboggan
  • 3.e) Vidéo sur la sécurité
  • 4. Suivi sur le port du casque obligatoire

Ministère de l’Éducation

Recommandations :
  • 3.a) Promotion de l’utilisation de casques homologués, appropriés et ajustés correctement
  • 3.b) Programme de sensibilisation aux dangers d’un impact avec des obstacles
  • 3.c) Message sur la pratique sécuritaire du toboggan
  • 3.d) Connaissance des Lignes directrices du Fonds d’échange d’assurance des conseils scolaires de l’Ontario et de l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario
  • 3.e) Vidéo sur la sécurité

Ministère de la Santé et des Soins de longue durée

Recommandations :
  • 1.a) Le gouvernement, les organisations du domaine de la sécurité et l’industrie des sports d’hiver doivent collaborer pour s’assurer, par le biais d’activités d’éducation, de politiques et de lois, du port du casque par tous.
  • 1.b) Des normes d’homologation devraient être élaborées pour les casques de ski, de planche à neige et de toboggan
  • 1.c) Tous les casques disponibles à la vente au Canada devraient être accompagnés d’instructions pour leur ajustement
  • 3.a) Promotion de l’utilisation de casques homologués, appropriés et ajustés correctement
  • 3.b) Programme de sensibilisation aux dangers d’un impact avec des obstacles
  • 3.c) Message sur la pratique sécuritaire du toboggan
  • 3.e) Vidéo sur la sécurité
  • 4. Suivi sur le port du casque obligatoire

Ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport

Recommandations :
  • 1.a) Le gouvernement, les organisations du domaine de la sécurité et l’industrie des sports d’hiver doivent collaborer pour assurer, par le biais d’activités d’éducation, de politiques et de lois, le port universel du casque par tous.
  • 1.b) Des normes d’homologation devraient être élaborées pour les casques de ski, de planche à neige et de toboggan
  • 1.c) Tous les casques disponibles à la vente au Canada devraient être accompagnés d’instructions pour leur ajustement
  • 3.a) Promotion de l’utilisation de casques homologués, appropriés et ajustés correctement
  • 3.b) Programme de sensibilisation aux dangers d’un impact avec des obstacles
  • 3.c) Message sur la pratique sécuritaire du toboggan
  • 3.e) Vidéo sur la sécurité

Ontario Snow Resorts Association

Recommandations :
  • 3.a) Promotion de l’utilisation de casques homologués, appropriés et ajustés correctement
  • 3.b) Programme de sensibilisation aux dangers d’un impact avec des obstacles
  • 3.c) Message sur la pratique sécuritaire du toboggan
  • 3.e) Vidéo sur la sécurité
  • 3.f) Formation formelle
  • 4. Suivi sur le port du casque obligatoire

Parachute

Recommandations :
  • 3.a) Promotion de l’utilisation de casques homologués, appropriés et ajustés correctement
  • 3.b) Programme de sensibilisation aux dangers d’un impact avec des obstacles
  • 3.c) Message sur la pratique sécuritaire du toboggan
  • 3.e) Vidéo sur la sécurité

Agence de la santé publique du Canada

Recommandations :
  • 3.e) Vidéo sur la sécurité
  • 4. Suivi sur le port du casque obligatoire

Annexe 2 – Participants à l’examen

Équipe principale

Roger P. Skinner, B.A., M.D., C.C.M.F. (MU)
Coroner régional principal, région de l’Ouest de Toronto
Bureau du coroner en chef

Reuven Jhirad, M.D., M.H.P. C.C.M.F. FCFP
Coroner en chef adjoint
Bureau du coroner en chef

Dan Cass, B. Sc., M.D., FRCPC
Ancien coroner en chef adjoint – Enquêtes
Bureau du coroner en chef

Nav Persaud, M. Sc., M.A, (Oxon), M.D.
Médecin de famille, Hôpital St. Michael’s
Coroner enquêteur et chercheur scientifique, Bureau du coroner en chef

Dorothy Zwolakowski, B.A., PMP
Ancien cadre de direction – Enquêtes
Bureau du coroner en chef

Amanda C. Lowe, B. Sc. FS (avec distinction), M. Sc.
Ancienne analyste de projet et de recherche
Bureau du coroner en chef

Victoria Snowdon, HBSc, MBT
Analyste de projet et de recherche
Bureau du coroner en chef

Équipe spécialisée

Charles H. Tator, C.M., M.D., Ph. D., FRCSC, FACS
Professeur de neurochirurgie, Université de Toronto
Division de la neurochirurgie, Hôpital Toronto Western
Fondateur, Pensezd’abord Canada
Membre du conseil d’administration, Parachute Canada

Charis Kepron, M.D., M. Sc., FRCPC
Médecin légiste
Service de médecine légale de l’Ontario

John Rossiter, MB, M. Ch., Ph. D., FRCPC, FRCPath
Neuropathologiste
Service de médecine légale de l’Ontario
Groupe d’experts

Blaine Hoshizaki, Ph. D.
Directeur, Laboratoire de neurotraumatologie de l’impact
Université d’Ottawa

Patrick J. Bishop, Ph. D.
Professeur émérite
Université de Waterloo

Ministère de l’Éducation – Représentation auprès du groupe d’experts

Ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport – Représentation auprès du groupe d’experts

Bruce Haynes
Président
Ontario Snow Resorts Association

Dan Genge
Directeur exécutif, PDG
Association canadienne des moniteurs de surf des neiges

Jacquelyn Quirk, MPH
Coordonnatrice, Knowledge Translation
Parachute

Albert Knott
Président, conseil d’administration
Patrouille canadienne de ski

Steven McFaull, M. Sc.
Épidémiologiste principal des blessures
Agence de la santé publique du Canada

Simon Holden
Gestionnaire, Programmes et services
Alliance des moniteurs de ski du Canada – Ontario