TG-04-2016 Exercices d’incendie

TG-04-2016

EXERCICES D’INCENDIE

Bureau du commissaire des incendies et
de la gestion des situations d'urgence

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Préface

Les présentes lignes directrices constituent une mise à jour du document TG-01-2004 publié en octobre 2004. Certaines parties ont été modifiées afin de refléter les exigences actuelles du Code de prévention des incendies, Régl. de l’Ont. 213/07, dans sa version modifiée.

Octobre 2016

La reproduction de ces lignes directrices à des fins autres que commerciales est autorisée et encouragée. Leur reproduction à des fins commerciales doit être autorisée par le Bureau du commissaire des incendies et de la gestion des situations d’urgence de l’Ontario.

TABLE DES MATIÈRES

Préface 

Résumé

1.0        INTRODUCTION

2.0        DÉFINITIONS

3.0        OBLIGATIONS LÉGALES

4.0        OBJECTIFS DES EXERCICES D’INCENDIE

5.0        FRÉQUENCE DES EXERCICES D’INCENDIE

5.1        Fréquence minimale

5.0        Débuts d’incendie et alarmes accidentelles

6.0        PLANIFICATION DES EXERCICES D’INCENDIE

6.1        Facteurs généraux à prendre en compte

6.2        Participation des occupants

6.3        Exercices annoncés ou non

6.4        Exercices avec ou sans obstruction des moyens d’évacuation

6.6        Exercices avec accessoires et moyens de simulation

6.6        Heure et lieu

6.7        Notifications avant et après un exercice

6.8        Exercices d’incendie dans des bâtiments qui ne sont pas équipés d’un système d’alarme incendie

7.0        TYPES D’EXERCICES D’INCENDIE

7.1        Types

7.2        Exercices d’incendie complets

7.3        Exercice silencieux

7.4        Exercices d’incendie théoriques

8.0        FORMATION DU PERSONNEL DE SURVEILLANCE

9.0        FORMATION DES OCCUPANTS

10.0     ANALYSE DES EXERCICES D’INCENDIE

11.0     DOCUMENTATION

12.0     AUTRES RESSOURCES

Annexe – A Formulaires types pour les exercices d’incendie

Formulaire A.1 – Modèle de rapport d’exercice d’incendie ou d’incident

Formulaire A.2 – Modèle de liste de présence à un exercice d’incendie

Formulaire A.3 ­–4Modèle de liste des vérifications à effectuer lors d’un


 

Résumé

Ces lignes directrices visent à aider les personnes chargées de la planification, de la documentation, de la coordination, de la conduite, du suivi et de l’évaluation des exercices d’incendie dans les bâtiments et les établissements tenus de respecter les dispositions relatives à la planification des mesures d’urgence stipulées dans la section 2.8 du Code de prévention des incendies de l’Ontario.

Section du BCIGSU :  Services techniques au 647 329-1100

 

1.0  INTRODUCTION

Le Code de prévention des incendies de l’Ontario exige que des plans de sécurité incendie soient élaborés et approuvés pour de nombreux bâtiments en Ontario. Ces plans de sécurité incendie prévoient notamment de procéder à des exercices d’incendie, avec la participation du personnel de surveillance du bâtiment. Par conséquent, les membres du personnel de surveillance qui sont chargés de l’organisation, de la coordination ou du suivi des exercices d’incendie, ou de la participation à ces exercices, peuvent avoir un certain nombre de questions, dont les suivantes :

  • À quoi servent les exercices d’incendie?
  • En quoi consiste un exercice d’incendie?
  • Qui doit y participer?
  • Quelle formation faut-il avoir avant de participer à un exercice d’incendie?
  • À quelle fréquence doit-on exécuter ces exercices?
  • Y at-il un effectif minimal de personnel requis pour la tenue d’un exercice d’incendie?
  • Comment doit-on documenter les exercices d’incendie?
  • Peut-on considérer qu’un début d’incendie ou une alarme accidentelle tient lieu d’exercice d’incendie?
  • Le service d’incendie doit-il être notifié à l’avance d’un exercice d’incendie et est-il tenu d’y participer?

Vous trouverez dans ces lignes directrices la réponse à ces questions ainsi que des conseils utiles pour renforcer l’efficacité de vos exercices d’incendie.

2.0  DÉFINITIONS

Remarque : Chaque fois que le Code de prévention des incendies est mentionné dans le présent document, il s’agit du Règlement de l’Ontario 213/07, dans sa version modifiée (disponible en anglais seulement).

Dans le cadre de ces lignes directrices et du Code de prévention des incendies de l’Ontario, les termes et expressions qui suivent ont la signification précisée ci-après :

  • Approuvé : approuvé par le chef de la sécurité incendie. (approved)
  • Chef de la sécurité incendie : assistant du commissaire des incendies, qui est le chef des pompiers de la municipalité ou un ou plusieurs membres du service d’incendie désignés par le chef des pompiers de la municipalité en vertu de l’article 1.1.1.2. de la division C du Code de prévention des incendies, ou une autre personne désignée par le commissaire des incendies en vertu de l’article 1.1.1.1. de la division C. (Chief Fire Official)
  • Usage : (synonyme, selon le contexte, « établissement ») : utilisation réelle ou prévue d’un bâtiment, ou d’une partie de bâtiment, pour abriter ou soutenir des personnes, des animaux ou des choses. (Occupancy)
  • Propriétaire :  toute personne physique ou morale ayant le contrôle d’une partie quelconque du bâtiment ou de l’établissement en question, y compris les personnes se trouvant dans ce bâtiment ou cet établissement. (Owner)
  • Personnel de surveillance : occupants désignés d’un bâtiment ayant certaines responsabilités à l’égard de la sécurité des autres occupants en vertu du plan de sécurité incendie. Peut inclure le service d’incendie si celui-ci accepte cette responsabilité. (Supervisory staff)

3.0  OBLIGATIONS LÉGALES

De nombreux bâtiments et certaines catégories d’établissements précisés dans la section 2.8 de la division B du Code de prévention des incendies doivent avoir un plan de sécurité incendie. Ce plan doit être élaboré par le propriétaire et approuvé par le chef de la sécurité incendie avant d’être mis en œuvre par le propriétaire. Entre autres exigences concernant la planification des mesures d’urgence, il faut désigner les membres du personnel de surveillance et les former à l’exécution des responsabilités qui leur incombent aux termes du plan de sécurité incendie ainsi qu’élaborer les procédures pour les exercices d’incendie en collaboration avec le chef de la sécurité incendie. Les exercices d’incendie constituent un volet important des mesures d’urgence.

Le propriétaire, le gérant, l’exploitant ou le directeur, selon le cas, doit s’assurer que les exercices d’incendie sont planifiés, exécutés, supervisés et documentés efficacement et correctement, puis évalués pour se conformer au Code de prévention des incendies.

4.0  OBJECTIFS DES EXERCICES D’INCENDIE

La préparation est la clé du succès de toute mesure d’urgence. Les exercices d’incendie aident les propriétaires, les gérants et toutes autres personnes responsables de la sécurité incendie dans un bâtiment à :

  • offrir périodiquement au personnel de surveillance et à d’autres personnes concernées l’occasion de s’entraîner à l’exécution des mesures d’urgence en cas d’incendie;
  • déterminer si le personnel de surveillance est capable d’exécuter efficacement et sans retard les tâches qui lui incombent en cas d’incendie, notamment pour l’évacuation;
  • déterminer si le personnel de surveillance a un effectif suffisant pour exécuter les tâches qui lui incombent,
  • s’assurer que les mesures d’urgence restent efficaces dans divers scénarios d’incendie;
  • respecter le Code de prévention des incendies qui exige d’organiser des exercices d’incendie.

5.0  FRÉQUENCE DES EXERCICES D’INCENDIE

5.1  Fréquence minimale

L’exécution régulière d’exercices d’incendie permet d’atteindre les objectifs décrits à l’article 4.0 ci-dessus. Les fréquences minimales pour l’exécution des exercices d’incendie régis par l’article 2.8.3.2. de la division B du Code de prévention des incendies sont les suivantes :

Tous les mois

  • résidences de groupe avec services de soutien et résidences avec services de soutien intensif régies par la Loi de 2008 sur les services et soutiens favorisant l’inclusion sociale des personnes ayant une déficience intellectuelle;
  • garderies (sauf dans les écoles fréquentées par des enfants – voir ci-dessous) 
  • établissements de soins;
  • établissements de soins et de traitement;
  • établissements de détention.

Trois fois (évacuation totale) dans chaque trimestre scolaire, ou au moins une fois par mois pendant le trimestre d’été

  • écoles fréquentées par des enfants;
  • garderies dans des écoles fréquentées par des enfants.

Tous les 3 mois  –

  • bâtiments relevant de la sous-section 3.2.6. de la division B du Code du bâtiment

Tous les 12 mois

  • tous les autres bâtiments

Les laboratoires où on utilise ou manipule des liquides combustibles ou inflammables doivent aussi procéder à des exercices d’incendie à intervalles d’au plus 6 mois, conformément à l’article 4.12.4.1. du Code de prévention des incendies.

Il convient également de noter qu’en vertu du paragraphe 2.8.3.2.(6) de la division B du Code de prévention des incendies, dans les établissements de soins, les établissements de soins et de traitement et les maisons de retraite, un exercice d’incendie annuel doit être exécuté selon un scénario approuvé par le chef de la sécurité incendie et représentant l’effectif le plus faible du personnel dans l’établissement (voir les détails à ce sujet à l’annexe A de la directive 2014-002 du commissaire des incendies – Scénario d’exercice d’incendie). Ces exigences relatives aux exercices annuels s’ajoutent à celles relatives aux exercices mensuels mentionnées ci-dessus.

Pour tirer le meilleur parti possible des exercices d’incendie, il est important de les organiser en effectuant des rotations tout au long de l’année de façon à ce que le personnel de toutes les équipes de travail y participe à tour de rôle. Pour assurer la formation du personnel de surveillance, il peut aussi parfois être nécessaire d’effectuer des exercices d’incendie plus fréquemment qu’indiqué ci-dessus. Par exemple, dans un hôpital, il peut être irréaliste de s’attendre à ce que tous les membres du personnel puissent participer à un exercice d’incendie chaque mois étant donné qu’ils ont des horaires de travail différents. Pour que tous les membres du personnel puissent participer à des exercices d’incendie dans des délais raisonnables, le plan de sécurité incendie pourrait prévoir la fréquence minimale à laquelle chaque employé doit participer à un tel exercice, par exemple une fois par trimestre. Pour y parvenir, le personnel pourrait participer à divers types d’exercices d’incendie (Voir l’article 7.0)

5.0  Débuts d’incendie et alarmes accidentelles

En général, les agents de la sécurité incendie autorisent qu’un début d’incendie ou le déclenchement accidentel du système d’alarme incendie soit considéré l’équivalent d’un exercice d’incendie requis, pour autant qu’on procède à une analyse approfondie de l’incident, à une évaluation des tâches que le personnel de surveillance est tenu d’exécuter en situation d’urgence, à l’enregistrement des résultats et, s’il y a lieu, à la mise en œuvre de mesures correctives. En fait, les incidents de ce genre peuvent être encore plus instructifs qu’un exercice d’incendie planifié parce qu’ils offrent une excellente occasion d’évaluer les mesures d’urgence ainsi que la capacité du personnel et des occupants à réagir de façon appropriée en présence d’une situation particulièrement stressante.

6.0  PLANIFICATION DES EXERCICES D’INCENDIE

6.1  Facteurs généraux à prendre en compte

Comme la sous-section 2.8 de la division B du Code de prévention des incendies le prévoit, il faut élaborer les procédures à suivre pour les exercices d’incendie en collaboration avec le chef de la sécurité incendie, puisque ces procédures doivent faire partie du plan de sécurité incendie. Pour qu’elles soient efficaces, ces procédures doivent tenir compte des facteurs suivants : 

  • utilisation du bâtiment et risques d’incendie qui y sont associés;
  • caractéristiques et installations de sécurité incendie du bâtiment;
  • degré souhaité de participation des occupants autres que les membres du personnel de surveillance;
  • capacités des occupants du bâtiment (c.-à-d., ambulatoires ou non);
  • nombre, capacité et niveau d’expérience des membres du personnel de surveillance;
  • caractéristiques de fonctionnement et de mise à l’essai des systèmes d’urgence installés dans le bâtiment et visés par la sous-section 3.2.6. de la division B du Code du bâtiment.

Dans certaines catégories d’établissements, la planification des exercices d’incendie, notamment pour la démonstration des procédures d’évacuation, doit prendre en considération le nombre et la capacité des membres du personnel de surveillance qui y participent. De ce fait, le chef de la sécurité incendie et le propriétaire ou exploitant devraient discuter ensemble du niveau d’exercice d’évacuation nécessaire pour démontrer une formation adéquate à cet effet. Le paragraphe 2.8.3.2.(6) du Code de prévention des incendies stipule que dans les établissements de soins, les établissements de soins et de traitement et les maisons de retraite, il faut organiser un exercice annuel selon un scénario approuvé qui représente le nombre le plus faible de membres du personnel. On trouvera des détails à ce sujet à l’annexe A de la directive 2014-002 du commissaire des incendies – Scénario d’exercice d’incendie. Cependant, on devrait aussi envisager d’autres exercices selon d’autres scénarios probables, en déterminant si la démonstration d’un exercice d’évacuation est nécessaire, et dans quelle mesure.

6.2  Participation des occupants

Dans les écoles fréquentées par des enfants, le Code de prévention des incendies exige d’effectuer des exercices d’évacuation totale pour assurer l’évacuation coordonnée, sûre et rapide de toutes les personnes présentes en cas de situation d’urgence réelle. Les exercices avec évacuation totale sont ceux qui permettent le mieux d’évaluer les réactions du personnel de surveillance et des occupants.

Le Code de prévention des incendies reconnaît qu’il n’est pas possible de procéder à des exercices avec évacuation totale dans tous les types de bâtiments. Lors de l’élaboration des procédures d’exercices d’incendie, il faut prendre en considération le degré souhaitable de participation des occupants. Dans les édifices où les occupants habitent ou travaillent régulièrement, il est souhaitable d’encourager la participation de tous aux exercices d’évacuation périodiques. La participation des occupants permet d’évaluer leur degré de préparation et leurs réactions. Elle leur donne aussi l’occasion d’emprunter et de bien connaître les chemins d’évacuation principaux et secondaires, de savoir où se trouvent les aires de refuge (le cas échéant) et de se familiariser avec les mesures d’urgence qui les concernent.

Lors de la planification d’exercices d’évacuation qui prévoient la participation des occupants du bâtiment, il est important de tenir compte de la capacité des occupants à évacuer puisque de nombreux bâtiments ont un accès sans obstacle, mais ne disposent pas de moyens d’évacuation sans obstacle parce que les ascenseurs ne sont souvent pas disponibles en situation d’urgence. Par conséquent, les procédures des exercices d’évacuation doivent prévoir comment on procèdera pour faire évacuer les personnes à mobilité réduite, surtout si elles se trouvent à un étage autre que le rez-de-chaussée. Les avantages et les inconvénients de faire participer les personnes à mobilité réduire aux exercices d’évacuation, l’étendue de cette participation et la substitution de ces personnes par d’autres pour les exercices doivent être discutés. En outre, étant donné qu’il est physiquement très difficile de monter ou descendre des escaliers en portant des personnes à mobilité réduite, on devrait envisager d’utiliser des appareils ou dispositifs spécialisés pour un tel déplacement.

Dans les établissements de soins et dans les établissements de soins et de traitement (hôpitaux et établissements de soins de longue durée), la formation des membres du personnel de surveillance sur les procédures d’évacuation est cruciale parce que les résidents et les patients ont généralement besoin de leur aide pour évacuer. Cependant, dans certaines maisons de retraite, la participation à des exercices annuels d’incendie présente un avantage certain pour les résidents qui en sont physiquement capables.

Dans les établissements de soins et dans les établissements de soins et de traitement, il pourra être nécessaire de mettre à l’essai les techniques qui seront utilisées pour l’évacuation des résidents ou patients fragiles lors d’une situation d’urgence réelle. Néanmoins, selon les circonstances, on devra peut-être éviter d’utiliser ces techniques pour ces résidents et patients au cours des exercices d’incendie si elles risquent d’entraîner des blessures accidentelles. Si on ne procède pas à l’évacuation de ces résidents ou patients lors des exercices, il est néanmoins important d’évaluer comment l’évacuation de ces personnes peut être simulée, et comment la formation sur les techniques d’évacuation est fournie et acquise d’une autre manière.

6.3  Exercices annoncés ou non

On peut informer ou non à l’avance le personnel ou les occupants du bâtiment qu’un exercice d’incendie aura lieu. Étant donné que les exercices d’incendie sont effectués surtout pour le personnel de surveillance, la décision de prévenir ou non dépendra notamment de l’utilisation du bâtiment et de la nature de ses occupants. Par exemple, dans un immeuble d’habitation ou dans un bâtiment abritant plusieurs types d’activités, il sera probablement préférable d’informer les occupants à l’avance de la date et de l’heure de l’exercice. Dans d’autres bâtiments, comme un établissement de soins ou un établissement de soins et de traitement, il peut être plus approprié de procéder parfois à des exercices inopinés. Dans ces établissements, la plupart des employés sont considérés comme faisant partie du personnel de surveillance et, à ce titre, ont des responsabilités particulières en cas d’incendie qui nécessitent une évaluation.

6.4  Exercices avec ou sans obstruction des moyens d’évacuation

Un exercice d’incendie sans obstruction présume que les issues et les moyens d’évacuation du bâtiment sont dégagés et utilisables. Les occupants et le personnel de surveillance participant à un exercice d’évacuation sans obstruction utilisent donc le parcours d’évacuation principal pour quitter la pièce ou la zone dans laquelle ils se trouvent au moment du déclenchement de l’exercice.

Dans un exercice avec obstruction, on bloque volontairement au moins l’une des issues ou voies d’évacuation pour simuler un incendie qui aurait rendu leur utilisation impossible. Dans ce genre d’exercice, lorsque le parcours d’évacuation principal est obstrué, le personnel de surveillance et les occupants doivent décider rapidement d’emprunter le ou les parcours d’évacuation secondaires.

6.6  Exercices avec accessoires et moyens de simulation

On peut utiliser des accessoires et divers moyens pour simuler un foyer d’incendie, de la fumée, des personnes en danger ou d’autres situations. Avant de procéder à l’exercice d’incendie, il faut expliquer aux participants la fonction des accessoires et leur présence possible, surtout si cette fonction n’est pas évidente à première vue. Par exemple, l’utilisation de certains types de lumières, d’une balise routière ou d’un autre objet pour simuler le foyer d’incendie pourrait être inutile si on n’a pas expliqué au préalable aux participants ce que ces objets sont censés représenter.

La prudence s’impose lorsqu’on prévoit utiliser un générateur de fumée lors d’un exercice d’incendie. La simulation de fumée peut créer des problèmes imprévus. Il faut notamment prévoir comment procéder au désenfumage après l’exercice. De plus, il peut être difficile de confiner la fumée ou de prévoir où elle se propagera durant l’exercice.

6.6  Heure et lieu

Si les exercices d’incendie n’ont lieu que durant les jours de semaine pendant les heures de travail normales, les membres du personnel de surveillance qui font partie de ces équipes seront les seuls à bien connaître leurs responsabilités et les mesures à prendre en situation d’urgence. Pour assurer que tous les membres du personnel de surveillance suivent la même formation et réagissent de façon homogène, il faut organiser des exercices d’incendie à des heures différentes de façon à couvrir toutes les équipes, quel que soit leur horaire de travail.

Dans les établissements de soins, les établissements de soins et de traitement et les maisons de retraite, il est préférable d’effectuer les exercices d’évacuation pendant la journée afin de perturber le moins possible les résidents ou patients.

Le choix du foyer d’incendie simulé est aussi très important. Les risques, les dangers et les réactions varieront selon l’emplacement du foyer dans le bâtiment. Pour faire ce choix, on doit se poser la question suivante :« Le scénario d’incendie simulé et les réactions qui en découleront sont-ils pertinents compte tenu du lieu et des circonstances? »

6.7  Notifications avant et après un exercice

Définissez la marche à suivre pour avertir le service d’incendie et l’entreprise de surveillance du système d’alarme incendie avant de commencer l’exercice et une fois celui-ci terminé. Le service d’incendie et le gérant de l’immeuble voudront peut-être tester la réaction de l’entreprise de surveillance lorsqu’elle reçoit un signal d’alarme incendie. Dans ce cas, il ne faut pas l’avertir à l’avance.

6.8  Exercices d’incendie dans des bâtiments qui ne sont pas équipés d’un système d’alarme incendie

Le Code de prévention des incendies peut exiger de procéder à des exercices d’incendie dans des établissements situés dans des bâtiments qui ne sont pas équipés de systèmes d’alarme incendie. Dans ce cas, le personnel de surveillance doit être formé à donner verbalement, ou par un autre moyen, les instructions nécessaires aux occupants pour leur demander de sortir du bâtiment en empruntant l’issue la plus près ou une issue de secours.

7.0  TYPES D’EXERCICES D’INCENDIE

7.1  Types

Aux fins de ces lignes directrices, il y a trois types d’exercices d’incendie :

  • les exercices d’incendie complets
  • les exercices d’incendie silencieux
  • les exercices d’incendie théoriques (discussions de groupe)

7.2  Exercices d’incendie complets

Les exercices d’incendie complets sont exécutés à la fréquence précisée par le Code de prévention des incendies et comprennent toutes les activités et considérations suivantes :

  • Un exercice complet comprend le déclenchement du système d’alarme incendie afin d’évaluer la réaction du personnel de surveillance (et des occupants du bâtiment, s’il y a lieu) à l’alarme. L’alarme peut être déclenchée par une personne qui réagit à la découverte du foyer d’incendie dans le cadre d’un scénario donné de simulation d’incendie.
  • Le personnel de surveillance utilise l’équipement et les systèmes de secours comme il le ferait s’il s’agissait d’un incendie réel (p. ex., utilisation du système de communication vocale ou de téléavertisseurs, rappel des ascenseurs selon la procédure prévue, activation de l’équipement de désenfumage selon la procédure prévue, etc.).
  • Tous les membres du personnel de surveillance qui ont des responsabilités particulières selon le plan de sécurité incendie participent à l’exercice (par exemple : avertir les pompiers, prendre les mesures nécessaires pour faciliter l’accès des secours, évacuer les personnes en danger, fermer les portes, avertir les membres du personnel de surveillance qui ne sont pas présents sur les lieux et évaluer leur rapidité de réponse, etc.).
  • La durée de l’exercice d’incendie est suffisante pour permettre d’évaluer correctement les tâches que le personnel de surveillance est tenu d’effectuer ainsi que les mesures d’urgence liées au scénario en question (p. ex., si l’exercice est trop court, il ne sera peut-être pas possible d’évaluer si les membres du personnel de surveillance sont ou seraient intervenus en nombre suffisant).
  • Pour les établissements de soins, les établissements de soins et de traitement et les maisons de retraite, l’exercice annuel obligatoire confirme que l’évacuation des résidents ou des patients est réalisable en toute sécurité dans les délais disponibles. 
  • Les résultats de l’exercice sont documentés et, si des lacunes sont constatées, les mesures correctives nécessaires sont mises en œuvre.
  • On tient compte du niveau souhaité de participation des occupants. Par exemple, dans une école fréquentée par des enfants, l’exercice comprend l’évacuation totale.

7.3  Exercice silencieux

On procède à des exercices d’incendie silencieux en complément des exercices complets, le plus souvent dans les bâtiments où le personnel travaille par poste, où il y a des risques ou des dangers spéciaux ou lorsque le roulement du personnel est élevé. Il s’agit d’exercices localisés, limités à certains départements ou services désignés ou à certains secteurs du bâtiment, afin d’assurer que tous les membres du personnel de surveillance participent à des exercices d’incendie à la fréquence voulue. Les exercices silencieux ont les caractéristiques suivantes :

  • Ils n’incluent pas le déclenchement réel du système d’alarme incendie. Ce déclenchement n’est que simulé.
  • Les gérants, chefs de service, superviseurs ou autres personnes désignées surveillent la réaction des personnes présentes dans un secteur donné à un scénario d’incendie qui est simulé ou qu’on leur décrit.
  • Les participants qui se trouvent dans le secteur réagissent à la simulation conformément aux procédures qu’ils sont tenus de suivre en situation d’urgence.
  • Ces exercices donnent l’occasion d’évaluer la préparation aux situations d’urgence des personnes de toutes les équipes ou dans certains locaux, départements, services ou secteurs.
  • Pour éviter le déclenchement intempestif du système d’alarme incendie dans ce genre d’exercice, la personne responsable doit prendre les mesures nécessaires pour s’assurer que l’exercice reste silencieux, en informant à l’avance le personnel se trouvant dans le secteur où aura lieu l’exercice.
  • Les résultats de l’exercice d’incendie sont documentés et, si des lacunes sont constatées, les mesures correctives nécessaires sont mises en œuvre. Dans certains cas, on peut répéter immédiatement l’exercice pour insister sur les procédures que le personnel de surveillance et les occupants doivent suivre.

7.4  Exercices d’incendie théoriques

On procède à des exercices théoriques en complément des exercices complets. Similaires aux exercices silencieux, les exercices théoriques visent certains départements ou services ou des secteurs désignés d’un bâtiment. Toutefois, contrairement aux exercices silencieux, les exercices théoriques n’incluent pas de simulation ni de démonstration matérielle des tâches à exécuter en situation d’urgence. Lors de la planification d’exercices théoriques, tenez compte de ce qui suit :

  • Les exercices d’incendie théoriques (aussi appelés « exercices sur table ») consistent en des discussions dirigées sur des exemples de scénarios d’incendie.
  • Le gérant, le chef de département, le superviseur ou une autre personne désignée anime la discussion et note les réponses données par les participants concernant les mesures d’urgence recommandées selon le scénario d’incendie considéré.
  • Les participants doivent expliquer ce qu’ils feraient dans la situation décrite. L’animateur évalue la réponse donnée et, s’il y a lieu, rappelle aux membres du personnel de surveillance les tâches qu’ils doivent exécuter en situation d’urgence.

Ces discussions donnent l’occasion d’évaluer la capacité d’intervention en cas d’urgence des personnes de toutes les équipes, dans l’ensemble des établissements, départements ou services, ainsi que les mesures propres à un secteur donné. Elles peuvent contribuer à cerner les risques ou dangers locaux et, selon le cas, le besoin de mettre à jour les procédures et les marches à suivre. Les résultats de cet exercice sont documentés et, si des lacunes sont constatées, les mesures correctives nécessaires sont mises en œuvre. Dans certains cas, on peut procéder à un exercice d’incendie silencieux ou complet après la discussion pour insister sur les procédures que le personnel de surveillance et les occupants doivent suivre.

8.0  FORMATION DU PERSONNEL DE SURVEILLANCE

Avant de charger le personnel de surveillance de responsabilités en matière de sécurité incendie, il faut lui donner une formation portant sur les mesures à prendre en cas d’urgence décrites dans le plan de sécurité incendie. Tous les membres du personnel de surveillance doivent recevoir une copie des mesures d’urgence et des tâches qu’ils doivent accomplir en cas d’incendie, conformément au plan de sécurité incendie.

Dans les bâtiments relevant du champ d’application de la sous-section 3.2.6. de la division B du Code du bâtiment, la formation du personnel de surveillance doit aussi inclure :

  • les procédures pour l’utilisation du réseau de communication vocale;
  • les procédures pour l’utilisation des ascenseurs et pour l’évacuation des personnes qui ont besoin d’assistance;
  • les procédures pour mettre en marche le système de désenfumage et toute autre installation de secours en cas d’incendie jusqu’à l’arrivée du service d’incendie;
  • les mesures établies pour faciliter l’accès du bâtiment au service d’incendie et la localisation du foyer d’incendie à l’intérieur du bâtiment; et
  • les instructions à l’intention du personnel de surveillance et du service d’incendie sur le mode de fonctionnement des installations de secours en cas d’incendie.

On peut utiliser les exercices d’incendie pour renforcer la formation du personnel de surveillance en lui permettant de se familiariser avec l’utilisation des systèmes de sécurité incendie du bâtiment. Les membres du personnel de surveillance devraient s’exercer à utiliser le système de communication vocale et tout autre équipement nécessaire (par exemple réarmer le système d’alarme incendie) de façon à ce qu’en situation d’urgence réelle, ils sachent exécuter les tâches dont ils sont responsables avec confiance et compétence.

Après tout exercice d’incendie ou silencieux, toutes les personnes qui ont des responsabilités particulières devraient participer à une réunion afin de faire le bilan et d’examiner les procédures suivies et les réactions des participants. Cette réunion permettra de noter les lacunes et de mettre en œuvre les mesures correctives nécessaires. Un autre point à discuter, surtout après un exercice d’incendie résultant du déclenchement d’une alarme intempestive, est l’interaction entre le personnel du service d’incendie et le personnel de surveillance qui procède à l’évacuation.

9.0  FORMATION DES OCCUPANTS

Même si, selon le Code de prévention des incendies, les exercices d’incendie sont destinés surtout au personnel de surveillance, il est important d’évaluer périodiquement la capacité des autres occupants du bâtiment à réagir de façon appropriée en situation d’urgence lorsqu’ils découvrent un foyer d’incendie ou entendent l’alarme incendie. On devrait interroger régulièrement les occupants sur leurs connaissances concernant la sécurité incendie dans le bâtiment. On devrait aussi les encourager à participer aux exercices d’incendie pour renforcer leurs connaissances en matière de sécurité incendie et leur permettre de se familiariser avec les caractéristiques essentielles du bâtiment. Ceci ne s’applique néanmoins pas aux écoles fréquentées par des enfants (et aux garderies dans ces écoles), où il faut effectuer l’évacuation totale de tous les occupants à plusieurs reprises au cours de l’année scolaire.

Dans certains établissements de réunion où les occupants ne connaissent pas le bâtiment, il peut être judicieux de faire une annonce sonore ou de faire une projection avant le début de chaque programme (comme dans un cinéma) afin d’expliquer brièvement la marche à suivre et l’emplacement des sorties à utiliser en cas d’urgence.

10.0  ANALYSE DES EXERCICES D’INCENDIE

Étant donné la taille de certains bâtiments et l’effectif du personnel de surveillance qui participe à l’exercice, il est souvent préférable et nécessaire de confier l’évaluation des résultats de l’exercice à plus d’une personne. Quiconque participe à l’analyse du déroulement et des résultats d’un exercice doit bien connaître les tâches que le personnel évalué est censé accomplir en situation d’urgence. Par exemple, il doit y avoir au moins une personne chargée de surveiller le déroulement de l’exercice d’incendie à proximité du foyer d’incendie simulé, tandis que d’autres personnes, par exemple des chefs de service ou des superviseurs désignés à cette fin, observeront les réactions des participants à d’autres endroits.

Lors de chaque exercice d’incendie, il faut analyser la réaction du personnel de surveillance et les résultats en ce qui concerne :

  • la découverte du foyer d’incendie;
  • le déclenchement de l’alarme incendie (y compris, selon le cas, les messages vocaux codés, le deuxième signal d’alarme (2e étape), etc.);
  • l’appel du service d’incendie;
  • les dispositions prises pour faciliter l’accès des pompiers;
  • la réaction aux signaux d’alarme incendie et aux messages vocaux codés;
  • l’évacuation des personnes en danger; et
  • le confinement, la maîtrise ou l’extinction du foyer d’incendie.

Étant donné que dans les établissements de soins, les établissements de soins et de traitement et les maisons de retraite, le chef de la sécurité incendie ou d’autres membres du service d’incendie assisteront aux exercices d’incendie annuels, leurs commentaires sur l’évaluation de ces exercices d’incendie seront aussi essentiels, d’autant que le plan de sécurité incendie doit être approuvé par le chef de la sécurité incendie.

S’il y a lieu, l’analyse doit porter aussi sur les procédures et sur les réactions du personnel de surveillance ou de toutes autres personnes chargées du déclenchement ou de l’utilisation d’équipement ou d’installations comme :

  • les systèmes de communication vocale ou de téléavertisseurs;
  • l’équipement de désenfumage, les systèmes fixes d’extinction et tout autre matériel spécialisé de protection contre l’incendie;
  • les ascenseurs, notamment ceux utilisés par les pompiers;
  • l’arrêt de l’équipement ou de la machinerie désignés;
  • la commutation sur le groupe électrogène de secours, s’il y a lieu; et
  • le réarmement du système d’alarme incendie et de tout autre équipement qui doit être rétabli, notamment les dispositifs de verrouillage électromagnétiques et les dispositifs de retenue ou de fermeture automatique des portes et les systèmes de CVCA.

Périodiquement, les exercices d’incendie devraient aussi comprendre l’utilisation et l’évaluation des mesures de remplacement prévues dans le plan de sécurité incendie lorsqu’un équipement de protection contre l’incendie est totalement ou partiellement hors fonction.

11.0  DOCUMENTATION

Il faut documenter les exercices d’incendie et conserver ces documents pendant au moins 12 mois. Ces documents doivent inclure la date et le type de l’exercice, la liste des participants, le scénario d’incendie simulé dans l’exercice ainsi qu’une analyse du déroulement et des résultats de l’exercice.

L’annexe A contient des modèles de formulaires de rapports dont on pourra se servir pour documenter les exercices d’incendie. Il est recommandé de communiquer avec le service d’incendie pour déterminer le genre de documentation qu’il préfère.

12.0  AUTRES RESSOURCES

Le site Web du Bureau du commissaire des incendies contient plusieurs lignes directrices et documents connexes utiles à l’adresse suivante : http://www.mcscs.jus.gov.on.ca/french/FireMarshal/OFMLanding/OFM_main_fr.html.

Le Conseil public du commissaire des incendies sur la sécurité incendie fournit et vend des documents utiles et du matériel d’instruction conçus pour aider les agents de formation en sécurité incendie et autres intervenants à renforcer la sensibilisation du public aux questions touchant la sécurité d’incendie et la préparation aux situations d’urgence. On peut se procurer et commander ces documents et matériel par le biais du site Web du Conseil public du commissaire des incendies sur la sécurité incendie à http://www.firesafecouncil.com.

 

Annexe A

Formulaires types pour les exercices d’incendie

Les formulaires A-1 à A-3 sont des formulaires types à remplir à l’occasion des exercices d’incendie. Ils ne sont fournis qu’à titre d’exemples. Il sera peut-être nécessaire de les modifier pour les adapter à votre bâtiment, en ne retenant que les rubriques pertinentes selon les circonstances. Pour les scénarios et l’observation des exercices d’incendie annuels qui sont obligatoires pour les établissements de soins, les établissements de soins et de traitement et les maisons de retraite, voir l’annexe A de la directive 2014-002 du commissaire des incendies - Scénario d’exercice d’incendie.

Formulaire A.1 - Rapport d’exercice d’incendie ou d’incident

Ce formulaire est prévu pour être utilisé et rempli par les chefs de service, gérants, superviseurs ou autres personnes chargées d’examiner les réactions du personnel de surveillance et, selon le cas, celles des autres employés ainsi que d’évaluer le fonctionnement de certaines installations du bâtiment lors d’un exercice d’incendie complet et lors de tout déclenchement du signal sonore d’alarme incendie. Ce formulaire peut aussi être utile pour documenter les exercices d’incendie silencieux et les exercices d’incendie théoriques organisés à l’initiative d’un chef de service, d’un gérant ou d’une autre personne responsable d’un service ou d’un secteur donné. Une fois complété, ce formulaire doit être remis à la personne responsable de la coordination de la sécurité incendie dans le bâtiment et de la tenue des registres.

Formulaire A.2 – Liste de présence à un exercice d’incendie

Ce formulaire permet d’enregistrer les personnes ayant participé à un exercice d’incendie. Il devrait être imprimé au verso du Rapport d’exercice d’incendie ou d’incident afin d’identifier tous ceux et celles qui ont participé à l’exercice en question. Il faut, au minimum, noter le personnel de surveillance désigné ayant participé à l’exercice, à titre de preuve de conformité au Code de prévention des incendies.

Formulaire A.3 – Liste des vérifications à effectuer lors d’un exercice d’incendie et sommaire des recommandations

Ce formulaire doit être rempli par la personne responsable de la coordination du programme de sécurité incendie dans le bâtiment, qui inclut l’organisation et le suivi d’exercices d’incendie et de la mise à l’essai mensuelle du système d’alarme incendie. L’objet de ce formulaire est double. Premièrement, il contient une liste récapitulative des activités qui font normalement partie d’un exercice d’incendie complet ou de la mise à l’essai mensuelle du système d’alarme incendie. Deuxièmement, on peut aussi utiliser ce formulaire pour documenter de façon permanente les essais mensuels et les activations intempestives du système d’alarme incendie. Tout formulaire de ce genre utilisé pour documenter les essais mensuels du système d’alarme incendie doit être conservé pendant au moins deux années.

 

Formulaire A.1 – Modèle de rapport d’exercice d’incendie ou d’incident

Date :

Heure :

Lieu :

Exercice d’incendie complet

Exercice silencieux

Discussion

Autre

Instructions

Chaque chef de service, gérant, superviseur ou son représentant doit examiner les réactions des employés et évaluer le fonctionnement des installations du bâtiment lors d’un exercice d’incendie et de tout déclenchement du signal sonore d’alarme incendie. Remplir ce formulaire à la suite de chaque exercice et le remettre à (insérer le nom de la personne ou du service) :

Section 1

Évaluation des personnes qui découvrent un foyer d’incendie ou interviennent

Décrire le scénario de l’exercice d’incendie ou les circonstances de l’incident ou de l’alarme incendie :

Activités simulées ou réelles

Oui

Non

Oui

Non

Les personnes en danger immédiat ont-elles été évacuées?

La zone d’origine a-t-elle été évacuée?

Les portes ont-elles été fermées pour confiner le feu et réduire la propagation des fumées?

L’alarme incendie a-t-elle été déclenchée manuellement (si le scénario l’exigeait)?

A-t-on appelé le service d’incendie ou prévenu le standard téléphonique, comme le prévoit le plan?

A-t-on essayé d’éteindre le foyer d’incendie?

Cette action était-elle appropriée?

Y avait-il suffisamment d’employés pour intervenir et faire évacuer les personnes en danger de façon ordonnée et sans retard?

La supervision des lieux était-elle appropriée?

Les instructions étaient-elles claires?

A-t-on procédé à une évacuation horizontale?

Évacuation verticale?

Commentaires/explications/recommandations concernant les réactions en situation d’urgence :

Évaluation des réactions du personnel de surveillance spécialisé

Oui

Non

A-t-on prévenu rapidement et correctement le service d’incendie par appel téléphonique?

A-t-on fourni des instructions verbales correctes et claires au moyen du système de communication vocale?

Les personnes désignées ont-elles réagi correctement pour faciliter l’accès et l’intervention des pompiers ?

Si vous avez répondu « Non » à l’une quelconque des questions ci-dessus, veuillez fournir des explications/observations/recommandations :

Section 2

L’équipement suivant a-t-il bien fonctionné dans votre secteur?

Oui

Non

A) poste manuel d’alarme incendie (le cas échéant) et avertisseurs sonores d’alarme

B) système de communication vocale (les messages étaient-ils intelligibles?)

C) portes à fermeture automatique actionnées et fermées lors du déclenchement de l’alarme incendie

D) dispositifs de verrouillage électromagnétiques des portes relâchées lors du déclenchement de l’alarme incendie

E) robinets d’incendie armés, extincteurs portatifs et/ou gicleurs (selon le cas)

Section 3

Les employés ont-ils réagi correctement lorsqu’ils ont entendu le signal d’alarme incendie et les instructions diffusées par les haut-parleurs?

Oui

Non

A) ils ont vérifié chaque pièce pour déceler la présence d’un foyer d’incendie et fermé les portes derrière eux

B) le personnel désigné s’est rendu sur place pour aider les occupants à évacuer

C) l’équipement dangereux a été arrêté, selon le cas, de façon sécuritaire (oxygène, sécheuses, etc.)

D) les corridors étaient dégagés et non obstrués

Si vous avez répondu « Non » à l’une quelconque des questions, veuillez fournir des explications/observations/recommandations :

Nom (en lettres moulées) :

Signature :

Date :

Formulaire A.2 – Modèle de liste de présence à un exercice d’incendie

Date :

Heure :

Lieu :

Nom (en lettres moulées)

Signature

Nom (en lettres moulées)

Signature

Formulaire A.3

Modèle de liste des vérifications à effectuer lors d’un

exercice d’incendie et sommaire des recommandations

Date :

Ce formulaire doit être rempli par la personne chargée d’organiser et de coordonner le programme de sécurité incendie dans le bâtiment, notamment les exercices d’incendie et la mise à l’essai mensuelle du système d’alarme incendie

Oui

Non

Le service d’incendie a-t-il été averti avant l’essai de l’alarme incendie ou l’exercice?

No de téléphone du service d’incendie :

Nom de la personne contactée :

La compagnie de télésurveillance a-t-elle été avertie avant l’essai de l’alarme incendie ou l’exercice?

No de téléphone de la compagnie de télésurveillance :

Nom de la personne contactée :

Le système d’alarme incendie a-t-il été mis à l’essai à partir de la source d’alimentation de secours? (batterie ou génératrice selon le cas)?

Le système d’alarme incendie a-t-il fonctionné correctement?

Le système a-t-il déclenché le 2e signal d’alarme incendie (2e étape) comme prévu (selon le cas)?

Le ou les annonciateurs ont-ils affiché correctement la zone d’origine de l’alarme?

A-t-on annoncé la fin de l’alerte et demandé au personnel de signer la liste de présence de l’exercice d’incendie?

Le système d’alarme incendie a-t-il été réarmé et replacé en mode normal d’alimentation par la source principale?

Dispositifs auxiliaires asservis à l’alarme incendie rétablis et vérifiés :

Dispositifs de verrouillage électromagnétiques

Commande de rappel des ascenseurs

CVCA

Dispositifs de retenue des portes coupe-feu

Le système d’alarme incendie était-il exempt de toute indication de « panne » (défectuosité)?

Réception du signal d’alarme confirmée par la compagnie de télésurveillance?

Le service d’incendie a-t-il été averti de la fin de l’exercice?

Le cas échéant, réception du signal d’alarme confirmée le service d’incendie?

Déclenchement non prévu de l’alarme incendie

Date :

Heure :

Applicable

Cause de l’alarme :

Heure d’arrivée du service d’incendie (si elle est connue) :

Oui

Non

A-t-on réarmé le panneau de commande d’alarme incendie après l’alerte?

Le système d’alarme incendie était-il exempt de toute indication de « panne » (défectuosité)?

A-t-on annoncé la fin de l’alerte et demandé au personnel de signer la liste de présence de l’exercice d’incendie?

Dispositifs auxiliaires asservis à l’alarme incendie rétablis et vérifiés :

Dispositifs de verrouillage électromagnétiques

Commande de rappel des ascenseurs

CVCA

Dispositifs de retenue des portes coupe-feu

A-t-on prévenu l’entreprise chargée des réparations du système? Heure :

Nom de la personne contactée :

Système d’alarme incendie réparé – Date :                                 Heure :

Conclusions, changements des procédures ou du plan de sécurité incendie recommandés :

Nom (en lettres moulées) :

Signature :

Date :